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SOMMET DE LA FAO (Food
and Agriculture Organization de l'ONU)
"Les Etats-membres de la FAO ont bouclé dans la douleur, jeudi 5 juin 2008 à Rome, le sommet international sur la sécurité alimentaire. Les pays s'engagent à réduire de moitié
le nombre de personnes sous alimentées dans les sept années qui viennent..."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67166.asp / par Myriam Berber
Article publié le 06/06/2008 Dernière mise à jour le 06/06/2008 à 18:28 TU
mais,
"dans le même temps, la
déclaration encourage la communauté internationale à continuer ses efforts
pour libéraliser le commerce international en réduisant les barrières à l’exportation et les politiques qui perturbent les marchés.
C'est ce que voulaient notamment voir figurer les Etats-Unis et l'Union européenne et c'est donc un échec pour tous les pays qui s'y opposaient, en particulier les
Etats d’Amérique latine."
Article publié le 06/06/2008 - www.rfi.fr / David
Baché
"Jean Ziegler
: C'est un échec total,
c'est extraordinairement décevant, et très inquiétant pour l'avenir des Nations unies. [...] le résultat de cette conférence est totalement scandaleux : l'intérêt privé s'est imposé, au lieu de
l'intérêt collectif. Les décisions prises à Rome risquent d'aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre."
Propos recueillis par Laura Marzouk / Le Monde: Vendredi 6 Juin
2008
http://www.seneweb.com/news/article/16772.php
(2) LES MULTINATIONALES
DE L'AGRO-CHIMIE ET LA "RÉVOLUTION VERTE"
Les institutions internationales qui imposent le
néo-libéralisme au monde s'attachent à soigner
les symptômes et pas les causes profondes.
Elles en arrivent donc
logiquement à essayer de résoudre la crise mondiale par les causes-mêmes de la crise.
La crise devient pour
elles une occasion de conquète de nouveaux marchés pour les multinationales de l'agro-industrie chimique, derrière le nom trompeur de "révolution verte".
"La révolution verte est
une politique de transformation des agricultures des pays en développement (PED) ou des pays les moins avancés (PMA), fondée principalement sur l'intensification et l'utilisation de variétés de
céréales à hauts potentiels de rendements.
[...]
La révolution verte a marqué une étape décisive dans la constitution d'un marché agronomique mondialisé. Des groupes de recherche internationaux, souvent financés par les fondations d'entreprises
multinationales (Rockefeller, Ford), en ont été à l'origine. L'émergence de ces nouveaux marchés dans le domaine des semences, des engrais ou des pesticides ont principalement profité à des
entreprises agro-pharmaceutiques basées aux États-Unis.
[...]
Cette révolution a de nombreux effets non agricoles. Elle a causé de profonds changements culturels : exode rural massif, déperdition du savoir traditionnel agricole. Elle a par ailleurs été
accusée de contribuer à réduire la biodiversité et de mettre les agriculteurs sous dépendance de l'industrie agro-pharmaceutique."
source: wikipedia
"Partant du constat que près de trois-quarts des terres africaines sont cultivées sans engrais, ni semences améliorées, Kofi Annan dans sa «révolution verte» table sur un usage
accru des semences, des fertilisants, des engrais et des techniques d’irrigation plus performantes."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67073.asp / par Myriam Berber
Article publié le 04/06/2008 Dernière mise à jour le 04/06/2008 à 23:21 TU
L’idée, c’est : les variétés améliorées permettrent de produire plus et donc de gagner plus. Mais, comme le signalaient en 2004 plus de 600 ONG dans une lettre ouverte au
directeur général de la FAO : «Si nous avons tiré une quelconque leçon des erreurs de la Révolution Verte, c’est bien que les «progrès» technologiques de la génétique semencière prônés par les
intervenants extérieurs vont de pair avec la polarisation socio-économique croissante, l’appauvrissement rural et urbain et l’aggravation de l’insécurité alimentaire.
L’échec cuisant de la « Révolution Verte » résulte justement du fait qu’elle s’est bornée à la biotechnologie et a refusé de tenir compte de facteurs sociaux et structurels bien plus
importants dans les causes de la famine».
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/12/04/Gates-et-Rockefeller-sembarquent-pour-lAfrique
(2-1) UNE INDUSTRIE
CHIMIQUE
On a
assisté au cours des dix dernières années à un nombre impressionnant de regroupements dans le domaine des «sciences de la vie». Les parts de marché des produits bio-industriels relatifs à
l’agriculture, à l’alimentation et à la santé ont été fortement concentrées entre les mains de très grosses entreprises internationales. Par exemple:
les dix plus grandes sociétés agrochimiques du monde détiennent 91% du marché mondial de l’agrochimie (31 milliards de dollars)
les dix plus grandes sociétés mondiales de semences contrôlent, selon les estimations, de un quart à un tiers du marché des semences commerciales (30 milliards de dollars)
les cinq premières entreprises de semences potagères contrôlent 75% du marché mondial dans ce domaine
Dans le cadre de leurs
activités dans le domaine des sciences de la vie, de nombreuses sociétés utilisent des technologies complémentaires pour jouer un rôle important dans toutes ces catégories.62 Les frontières
traditionnelles entre les produits pharmaceutiques, la biotechnologie, l’agro-industrie, l’alimentation, les produits chimiques, les cosmétiques et l’énergie deviennent flous et s’estompent.
http://www.idrc.ca/fr/ev-41412-201-1-DO_TOPIC.html
"La France est le
deuxième consommateur mondial de pesticides. Ce sont les mêmes qui fabriquent les médicaments pour les plantes malades et les remèdes pour les malades qui les mangent. Ce sont eux qui ont obtenus
que les têtes de mort n'apparaissent pas sur les produits dangereux. Ce sont encore eux qui entretiennent le brouillard sur les additifs cachés derrière des E suivis de chiffres ou les arômes de
synthèses mentionnés "arômes naturels".
Claude Bourguignon, agronome, microbiologiste
http://www.lams-21.com/actu.php
L’utilisation d’intrants agricoles chimiques n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années, mais la productivité du secteur céréalier est en constant recul.
Rapport de la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire de la FAO/
2007-06-30
(2-2) "SCIENCES DE LA
VIE" OU "INDUSTRIE DE LA BIOLOGIE"?
interview
de Jean-Pierre BERLAN, ex-Directeur de recherche de l'INRA (au placard)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/JEAN-PIERRE%2BBERLAN/video/x204jp_interview-de-jeanpierre-berlan_politics
(2-3) L'INDUSTRIE
CHIMIQUE EN BONNE SANTÉ
07/01/08
/ Monsanto et Syngenta
atteignent des niveaux records en Bourse
Fin de semaine
dernière, les titres du géant américain Monsanto et du suisse Syngenta ont battu des records historiques en Bourse. Ces groupes bénéficient immédiatement de l'envolée du prix des produits
agricoles et du succès des OGM en Amérique du Sud. C'est notamment grâce notamment à l'Amérique du Sud, où les ventes de maïs ont doublé, que le bénéfice de Monsanto a triplé en un an, et que son
chiffre d'affaire dépasse toutes les prévisions avec une hausse de 37%.
Ainsi, l'action de
Monsanto à triplé en dix-huit mois et celle de Syngenta a pris près de 40% sur la même période. et, en dépit de ce prix élevé, les analystes de Goldman Sachs et de Citygroup recommandent toujours
l'achat de titres Monsanto. Certains d'entre-eux prévoient une croissance de 11% par an sur les trois prochaines années et voient en Monsanto le leader d'une activité extrêmement florissante.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/7259/article.html
"Dans ce contexte, la
santé florissante de Monsanto et de ses concurrents semble faire fi du bras de fer commercial livré à l'Europe, dont les champs sont très peu ouverts aux graines modifiées et où le débat
scientifique et politique sur le danger ou non des Ogm est vif. Le mois dernier, la France a interdit temporairement le maïs de Monsanto Mon810, qui était le seul cultivé sur le territoire
hexagonal. Mais, forts de leur succès économique, "ils ont le sentiment que
l'opposition finira par être sapée, parce que l'Europe devra se tourner vers des grands pays exportateurs qui cultivent des Ogm", considère M.
Benbrook.
source: AFP
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/fichedetail.asp?id=46661
(2-4) DES SOLS
EMPOISONNÉS
Interview de Claude
Bourguignon, agronome, ancien de
l'INRA, tiré du film Alerte à Babylone de Jean Druon
."Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous "gérons de la pathologie végétale", c'est à dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir tellement elles sont malades."
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113
"Sur trente centimètres d’épaisseur, le sol héberge 8O% de la biomasse vivante du globe. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Cela ne se voit pas. C’est un monde microbien que l’on a d’autant plus négligé qu’il ne coûte rien...Un énorme tabou pèse sur le microbe. Il est extrêmement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne.
Les microbes sont
fondamentaux pour la vie. Sans ces intermédiaires, les plantes ne peuvent pas se nourrir. L’industrie de l’homme, dans son fonctionnement, ne fait que copier le microbe. Le problème, c’est
l’énergie phénoménale que cela coûte. Les bactéries des sols
fixent l’azote de l’air pour faire des nitrates. Gratuitement! L’homme, lui, utilise 10 tonnes de pétrole pour fixer une tonne d’azote. Qu’il vend. Cher. En oubliant de dire que
les molécules chimiques ne fabriquent pas un sol. C’est le paysan qui la fabrique de ses mains, ce sol. Alors évidemment,
l’industrie a eu intérêt à remplacer le modèle traditionnel de l’agriculture française..."
Claude Bourguignon,, lors d’une rencontre-entretien réenrichie en 1994.
http://www.la-cen.org/spip.php?article352