Un court-circuit est un contact entre deux conducteurs. Il entraîne le passage direct du courant au plus court, d'un conducteur à l'autre au lieu de traverser le reste du circuit. Son unité de mesure est l'Homme.

Dans quelque domaine que ce soit la perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à enlever. Antoine de Sait-Exupéry



Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 00:53

court-circuit rencontré le 31 mars 2008 dans la province de buenos aires
http://www.youtube.com/watch?v=x2TpWV3IHE8

l'école "arbolito" est une occasion de s'attarder sur la passionnante "pédagogie de l'autonomie" des "éducateurs populaires". Elle fait partie de ces écoles pour adultes qui proposent des cours du soir pour valider le baccalauréat: les "bachilleratos".

La caractéristique de ces "bachilleratos" est qu'ils sont impulsés par des "entreprises récupérées*" et auto-gérées, la  UST (Union Solidaria de Trabajadores) dans le cas d' "arbolito". Elles sont en lien direct avec le monde du travail et les problématiques réelles des gens.

L'école Arbolito a été construite par la coopérative UST pour répondre à un besoin de formation des travailleurs.

Le diplôme de l'école est reconnu par l'Etat de puis un an.



 

débora, directrice de l'école m'a expliqué leur approche pédagogique issue de la pédagogie de Paulo Freire.

Les gens sont dépositaires des connaissances réelles, pas les institutions. L'éducation populaire ne pas de transmet pas une certaine quantité de Savoir officiel, un bagage commun à tous, mais part des connaissances et des motivations qui animent chacun et leur fournit des outils pour construire collectivement les connaissances.

Il ne s'agit pas d'un Savoir sélectionné par d'autres, mais de connaissances créées par les pratiques et construites par l'échange. Elles font sens parcequ'elles sont ancrées dans la vie et les préoccupations des gens.

"Toute la connaissance est construite avec eux. C'est un processus. Ils participent à chaque décision qui se prend. C'est un projet pédagogique qui participe fondamentalement à l'organisation sociale. Ses objectifs concernent les réponses aux problématiques du quartier, au manque de travail, à l'organisation, à créer des critères d'autonomie propre. La pédagogie de l'éducation populaire est un projet  politico-pédagogique. [...] On ne part pas de ce qu' untel croit savoir et de ce qu'il va enseigner, mais de ce qu'on connaît tous ensemble pour construire une autre connaissance, et réellement tout le monde grandit. Les décisions sont prises en assemblées avec les étudiants, jusqu'à choisir les choses qu'ils veulent faire, d'autres projets qu'ils veulent impulser, en lien avec le contenu qu'ils doivent valider dans une matière."

Dans le cas du bachillerato "arbolito", implanté dans une zone très polluée où vivent la majorité des étudiants, l' "environnement" a été choisi collectivement comme thème pour l'année. Les matières sont ensuite validées à travers des projets environnementaux concrets dans le quartier. Un ouvrier en autogestion aura également besoin d'outils mathématiques pour vendre sa production et apprendre pour faire ses comptes. C'est une manière d'incarner les connaissances.

 

les intervenants sont des professionnels d'autres corps de métiers (avocats, architectes ...), des techniciens, des éducateurs populaires, des militants politiques qui font vivre la mémoire de l'histoire des "vaincus", et des enseignants reconnus par l'Etat. Ils fonctionnent par paires afin qu'il y ait toujours un enseignant titularisé. La classe se limite à 40 élèves pour l'instant.

une crèche en cours de construction pour les enfants permettra bientôt aux mère de familles de venir aux cours sans avoir à faire participer leurs enfants. Beaucoup travaillent et rentrent en courant du travail. Ils passent à leur maison prendre leurs enfants et viennent avec eux.

L'école s'étend à un terrain de sport et une cours pour accueillir des activités pour les enfants du quartier.

la construction de l'école a été financée et réalisée par l'entreprise auto-gérée UST, comme action solidaire. Le bachillerato réclame à l'Etat des financements pour payer les éducateurs qui sont bénévoles pour l'instant. Un financement par la UST ou une entreprise privée serait en effet contraire à la philosophie de l'école.

 

 

* les "entreprises récupérées": Les PAS (Plans d'Ajustement Structurel) du FMI (Fond Monétaire International) ont conduit l'argentine à la faillite. En bon élève, l'argentine a privatisé et ouvert ses marchés à la concurrence internationale. En 2001 les capitaux étrangers se sont brutalement retirés. La monnaie s'est effondrée, les banques ont fermé leurs portes aux épargnants, et le pays a été plongé dans une grave crise économique. Le pays s'est soulevé au cri de "que se vayan todos!" ("qu'ils s'en aillent tous!"), adressé au dirigeants politiques qui avaient vendu le pays aux multinationales et aux chefs d'entreprises qui avaient spéculé avec leurs vies. Les gens se sont organisés en assemblées populaires, ont récupéré des entreprises abandonnées pour se réapproprier leur travail et leur dignité dans un grand mouvement d'auto-gestion qui pose aujourd'hui les bases d'un nouveau modèle d'organisation sociale et d'économie solidaire.

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 00:36

court-circuit rencontré le 4 avril 2008 a buenos aires

en pleine crise économique, en 2001, de nombreux quartiers à travers tout le pays s'organisent en assemblées populaires pour faire face au vide laissé par l'Etat et les dirigeants. Depuis, beaucoup se sont dissoutes, mais certaines perdurent. Elles voient, dans cette réappropriation de son autonomie par la population, une brèche pour ré-humaniser les quartiers et lutter contre l'individualisme. C'est un mode d'organisation populaire et solidaire.

L' assemblée "san telmo plaza dorrego" s'est installée dans une ancienne boulangerie.


 

tout  y est gratuit

 

la soupe populaire a été la première urgence de cette assemblée en 2001. Depuis elle organise de nombreuses activités:

une friperie collecte les vêtements usés dans le quartier que des bénévoles réparent pour les mettre à disposition des gens dans le besoin. Une grand' mère souriante me reçoit. Elle m'explique qu'elle aime être ici et faire ce travail. Elle est seule chez elle, et il y a de la vie ici, elle s'y sent utile.

du soutien scolaire et psychologique pour les enfants, plusieurs soirs dans la semaine.

des ateliers de création pour les enfants: modelage, peinture et bricolage.

une bibliothèque populaire: des habitants du quartier laissent simplement en prêts leurs livres à la bibliothèque. Ils sont ensuite à disposition de tous.

l'assemblée en tant que telle a lieu une fois par semaine, le soir. Les gens se retrouvent pour discuter des problèmes du quartier, des actions à mener.

la dame qui me reçoit me raconte la faim et la misère des gens. Elle ajoute en parlant de la présidente Mme Kirshner:
"Elle qui est en haut, elle ne connaît pas la faim [...] elle ne voit pas les gens qui prennent à manger dans les ordures pour les donner à leurs enfants,  les gens qui ramassent des cartons* , [et] pleurer d'impuissance les paysans**. [...] elle ne voit pas. Ça, on le voit tous."
"Je remercie chaque jour le Seigneur pour ce jour, pour l'assiette de nourriture qu'on peut manger, on prie pour les gens, qu'ils puissent avoir un petit travail, un toit. Pas seulement pour un, mais pour tous."




*les "cartoneros" sont des SDF qui ramassent des cartons et des emballages plastiques dans la rue pour les vendre à des entreprises de recyclage.
** référence aux grèves des paysans qui ont coupé les routes pendant plusieurs semaines.

Publié dans : FIL CONDUCTEUR
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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 00:26

(court-circuit rencontré le 008-03-31)

http://www.youtube.com/watch?v=x2TpWV3IHE8

 

« Nous créons l'utopie, nous savons qu' un monde meilleur est possible ».

Mario

 



L' UST est une « entreprise récupérée » depuis plus ou moins 5 ans.

Abandonnée par le propriétaire et les cadres suite à la grande crise de 2001, les ouvriers ont occupé les lieux puis relancé l'activité en auto-gestion, avec un statut de coopérative.

C'est une entreprise d'entretien des parcs, de travaux de jardinage, de recyclage, et de reforestation.

Leur cas est particulièrement remarquable. Ils ont une conscience aiguë du nouveau modèle d'organisation solidaire qu'ils construisent.
Ce qui les unit n'est pas une idéologie mais le besoin de garder un travail.
La solidarité et les relations de coopérations se font à tous les niveaux.

L'entreprise se porte bien. 50% des revenus de l'entreprise sont mis de côté pour être ré-investis soit dans l'entreprise elle-même, pour renouveler les machines, soit dans une action solidaire.
Selon la loi, ils s'approprient quelque chose qui ne leur appartient pas.
De leur point de vu ils « récupèrent » un dû, en salaires non payés et en dignité.
Le modèle capitaliste a spéculé avec leurs vies.

 

 

action environnementale

L'entreprise est implantée dans une zone très pauvre et très polluée de la province de Buenos Aires. Avant de devenir une coopérative, l'entreprise était spécialisée dans l'enfouissement des déchets. Les ordures de toute la capitale convergeaient vers cette zone et s'entassaient sur plusieurs centaines d'hectares en montagnes toxiques qui ont contaminé les importants cours d'eau des environs.

Depuis, la UST a racheté tous ces terrains, et reboise progressivement. Des collines d'arbres et d'herbe verte remplacent maintenant les montagnes de déchets.

80% des travailleurs de la UST vivent avec leur famille dans le quartier environnant. L'environnement, et la salubrité de la zone les concerne directement.

De la même manière ils ont construits de petits broyeurs pour récupérer, recycler et revendre  les déchets de plastique et de carton du quartier en balots compactés.


formation populaire
Les coopératives prennent les décisions en assemblées.

Pour répondre à un besoin de formation des travailleurs, ils ont voté en assemblée la construction de l'école pour adultes « arbolito ». C'est un « bachillerato » dont l'objectif est la formation et la validation du baccalauréat.

La pédagogie particulière, issue de la « pédagogie de l'autonomie » de Paulo Freire fait l'objet d'un autre article.


construction de maisons
La UST a financé la construction de 80 habitations pour la communauté. Dans le quartier, les habitations ne sont parfois pas plus qu'un bricolage de bouts de tôles.

Ils ont fait appel à une entreprise auto-gérée spécialisée dans le bâtiment pour la construction.

De la même manière, ils achètent leurs tracteurs à une autre entreprise récupérée.

actions communautaires
_création d'un journal communautaire mensuel.
_création d'une une radio communautaire.
_activités culturelles: cours-ateliers de communication, sérigraphie, danse,...

 

« Nous sommes une petite révolution en puissance ». Mario

 

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 00:05

 

 

En 1976 l'argentine a connaît une période de dictature militaire qui a « disparu » 30 000 personnes grâces aux techniques contre-révolutionnaires de l' « école française ».

Ce savoir-faire français, acquis en indochine et en algérie s'est ensuite propagé à toute l'amérique latine et aux états-unis.

2008: la justice n'a toujours pas été rendue. Le premier procès a lieu actuellement si je comprends bien les nouvelles.

L'argentine souffre d' « encéphalie capitaliste ». 15 millions de personnes sur une population de 35 millions vivent à Buenos Aires et en périphérie.

Il y a ceux qui n'ont jamais quitté le port de Buenos Aires.

L' argentine est un pays d'immigration: 400 000 italiens en argentine, mais aussi des allemands et des français (souvent d'origine basque).

A Buenos Aires, les gens se considèrent comme des « portuaires »: population issue de l'immigration qui n'a jamais vraiment investi les terres. 

Et ceux qui viennent des terres, généralement indigènes. Ils sont attirés par les sirènes du Développement, et s'écrasent sur ses rochers.

Les populations les plus pauvres sont les « peuples originaires », exclus du Développement.

On voit défiler dans la petite télévision des bistrots d'ici des publicités vendant les mérites du corps-modèle hollywoodien blond aux yeux bleus et siliconé, et proposant de re-modeler les morphologies argentines en leur inspirant la honte d'eux-même.

  Les chinois ont l'air de posséder tous les petits supermarchés mais la France triomphe avec son Carrefour.

 Les petits boulots de misère abondent dans les rues de Buenos Aires: de la vente dans la rue de cartes postales d'Homer Simpson en Che Guevara, ou de stylos dans les rames de métro.

 Les affiches publicitaires, les banques majestueuses, les grandes avenues commerçantes et les magasins de marque, essaient péniblement de détourner les yeux du touriste de cette réalité. 

 

Ici en Argentine, les manifestations se font avec à leur tête des « murgos »: groupes de percussion, et dans une ambiance de fête.

Quand la population sans bannières ni drapeaux veut manifester son raz-le-bol, ils deviennent « cacerolazos ». Ils descendent dans les rues et tappent sur des casseroles pour se faire entendre.

Les petits paysans exsangues ont récemment coupé les routes dans un bras de fer désespéré avec le gouvernement. La grêve s'est arrêtée depuis.

 Les « piqueteros », eux, sont des chômeurs qui s'organisent en groupes pour bloquer les routes et les axes commerciaux: empêcheurs de tourner en rond d'un Développement qui leur a retiré leur travail et leur dignité puis les a oublié. Le mouvement vient de la grande crise de 2001 je crois.

 

Les « cartoneros » en famille circulent avec chariots et sacs de chantier, et ramassent dans la rue les cartons et les emballages plastiques pour les revendre à des entreprises de recyclage.

 L'Argentine est un pays très riche en ressources naturelles.

Quelques uns se demandent pourquoi miser sur une politique néo-libérale d'exportation du soja alors qu'une partie de la population a le ventre vide.

 Le gouvernement récolte 75% des bénéfices du soja (la source est d'un journaliste argentin).

Le socialisme du gouvernement de Mme Kirshner consiste à donner un généreux petit verre d'eau démagogique aux petits producteurs.

 

Comme disait une inscription sur un mur de la capitale: « gagne qui gagne, le peuple est perdant ».

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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 23:43

La mode est au bouc chez les hommes à Buenos Aires.

Dans les rues de Buenos Aires il faut surveiller son sac.

A l' « hostel », si tous les hommes investissent la cuisine, pas une seule femme n'y met les pieds.

Le vin s'achète en magnums.
Les verres se remplissent jusqu'en haut.
On y ajoute de la glace.
On mélange les vins.
Et on y met du soda...

L'histoire, la vie et l'énergie des quartiers se racontent en peintures sur les murs:« los murales »).

On roule beaucoup en vieilles voitures, Ford, Dodge, Peugeot, belles inconnues, rouillées, re-modelées, retapées, modifièes, repeintes, pleines de charme, le tout dans des nuages de fumée bleue.

¼ des français consomment des anxiolitiques.

La moitié de la pluviométrie mondiale est concentrée dans le bassin de l' Amazonie.
1/5 de l'eau douce courante du monde est charriée par le fleuve amazone.

« il n'y a pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin » Mohandas Gandhi

La France interdit de diffuser les semences de variétés anciennes ou la recette du purin d'ortie.

En 2006, les « pays du Sud » ont transfèré à leurs créanciers du nord 540 milliards US$ au titre du paiement de la dette.

L'Aide Publique au Développement (APD) en 2006 est de 100 milliards US$. (source cadtm.org)

Pour découvrir la bande dessinée argentine il faut lire le « maître » Alberto Brechia. Ses styles sont très variées mais il excelle dans le clair-obscur. Lire en particulier la BD « negro ». 
Hector Oesterheld est également un des grands noms avec son livre « l'éternaute » (« el eternauta »). Il était « guioniste », une guérilla péroniste.
Ernie Pike mérite aussi de figurer dans la liste.
Astérix et Obélix sont Argentins.
Le créateur des deux gaulois aurait plagié les personnages et le style de dessin d'un auteur argentin en travaillant pour lui, ici en Argentine.

Ici, les gens aiment le « dulce de leche », sorte de confiture de lait.

A La Falda, j'ai dansé un quartero avec la directrice d'un « bachillerato ».

Dans cette province de Cordoba, il fallait boire le délicieux « ferned(?) », un alcool fort à base d' herbes, et manger un très réconfortant « loclo », sorte de soupe à base de maïs.

J'ai rencontré deux militants des années 70, adeptes du matérialisme historique, et survivants de la dictature durant laquelle ils ont perdu 150 de leurs camarades de lutte, assassinés.

Ils m'ont m'expliqué, à moi et à qui voulait bien l'entendre que l'homme est un prédateur en lutte contre la nature, et que l'idée de Dieu vient de nos petites cellules en lutte. Ils paraissaient en avoir la religieuse et prosélyte certitude.

Un nord-américain avec une crinière rousse, marxiste aussi, mais ouvert, et étudiant en géographie sociale m'a raconté la fascisation de son pays, la perte progressive des libertés constitutionnelles avec les « patriot acts », la manipulation facile d'une population individualiste et nationaliste et sa division au sujet de l'Irak.

La diaspora italienne représenterait une population équivalente à la population italienne en Italie, soit 70 millions (?).

Publié dans : ERRANCES
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 23:10

 

Arturo est un voyage à lui-tout seul, comme le lapin blanc d'alice au pays des merveille.
Je partage avec lui une chambre dans l'« hostel » de Buenos Aires où je me suis installé pour quelques jours.

Pour situer le personnage, disons qu'il ne laisse pas une première impression pas très avenante. Ici, les gens le regardent un peu de travers, l'ignorent , font des moues, ou haussent un peu les épaules. Il a l'air de vivre dans son monde intérieur. Il porte de gros verres correcteurs, et regarde rarement dans les yeux. Il a les gestes lents, les cheveux blancs, le pas pesant et doit avoir dans les soixante-dix ans. Il vibre et s' anime en parlant de science et de « théorie des cordes ».

 

 

 

enfance

Petit enfant, le mur de sa chambre s'est écroulé sur lui dans son sommeil à cause d'un tremblement de terre. Son père lui a raconté que les nombreux corps des victimes de ce tremblement de terre étaient regroupés, puis brûlés pour éviter des épidémies. Certains corps étaient encore vivant.

 

Certains enfants jouent aux petites voitures, arturo dessinait je ne sais plus quelles configurations d'atomes ou représentation de l'espace-temps. Beaucoup de membres de sa famille sont ou ont été des chercheurs importants.

 

Son oncle était un homme politique de droite en argentine. Il a été assassiné par des militaires de gauche. Suite à cela ils ont indemnisé arturo en lui payant ses études.

 

Ses anciens camarades d'études sont maintenant directeurs de différents centres de recherche aux Etats-Unis et en Europe.

 

 

recherche théorique

Il est intervenant dans de grandes universités. Il prépare dans cet « hostel » des sujets de cours, qu'il leur propose. Actuellement son projet concerne un cours sur l'application de la théorie des cordes à la conception d'un « super-habitat »:

super-structures, super-champs, super-dimensions, super-cordes, réseau internet mondial.

Il a travaillé à Oxford, Cambridge, Harvard, à Graz, et deux ans et demi à la Nasa en 83.

Il a développé une allergie à la CIA qui essaie d'avoir son mot à dire dans les travaux de la Nasa.

 

Il a travaillé dans plusieurs laboratoires où se trouvent des accélérateurs de particules. Dans un des cas les scientifiques ont arrêté une série d'expériences, de peur de générer un trou noir.

 

Il me parle régulièrement de théorie des cordes, de la création d'un « super habitat » humain, de l'affaissement des grandes villes, des réseaux internet du futur « plasmatroniques », à base d' électrons ou de photons, d' ions et de « muons », de médecine « gestaltique », de poésie scientifique, de « modèles » où l'on retrouve toujours une « matrice », une corde, sorte de « cordon ombilical », et le « fils-enfant » qui émerge, « mem-brane », « électr-éon », « le macroscopique et le quantique ». Ce sont ses « inquiétudes », ses sujets de prédilection.

Mes connaissances dans ce domaine restent très limitées, et les explications en espagnol-argentin donnent à tout ça un air de poésie étrange.

 

 

famille et généalogie

Les origines de sa famille remontent à a colonisation de l'Europe. C'est une famille antique et très grande.

Le « Who's who », en partenariat avec les universités du New Jerzey et d'Oxford ont fait une étude sur la généalogie de plusieurs personnalités parmi lesquelles le président Georges W. Bush.

Une étude généalogique était également consacrée à arturo.

Ils auraient fait ces reherches parcequ'il travaillait à la Nasa qui avait un intérêt particulier pour ce projet.

 

La branche « pan-européenne » de sa famille a elle-même deux branches.

L'une en Russie, liée à la famille du tzar.

L'autre trouve son foyer d'origine dans une région entre l'Italie, le Tyrol autrichien et la Yougoslavie. La famille s'est déplacée de l'Autriche vers l'Italie durant la période nazie.

Son « bis-abuelo » (bisaïeul?), ingénieur, vivait en France. Il a émigré en Espagne où il s'est marié puis en Argentine.

Là il a collaboré avec un autre ingénieur, le frère du président argentin de l 'époque, sur des travux d'aménagement du territoire dans la forêt vierge du nord du pays.

Lui a grandi à San Juan en Argentine avec ses parents.

Son grand-père a été ambassadeur de l'Argentine.

 

 

 

 

conscience généalogique (et raciale?)

Sa famille semble cultiver activement cette conscience généalogique. L'essentiel de ses contacts à travers le monde son des « parents » éloignés. Il m'a montré ses mails et les contacts qu'il démarche pour proposer ses projets d'études scientifiques.

Ces membres de sa famille se trouvent en Angleterre, en Autriche, aux Etats-unis, en Hollande, en France, travaillent à l'ONU, au centre Pierre et Marie Cury, dans tel gouvernement ou tel organisme international.

 

Lors d'un malentendu avec un jeune métissé de l' « hostel » il s'est emballé, en disant qu'il n'avait rien à voir avec lui, que sa famille était « chrétienne », qu'elle venait d' espagne, d'italie et d'autriche.

 

Par discrétion je ne reproduis pas ici son nom de famille, mais il signe ses mails avec quatre noms de famille associés qui sont clairement à consonances espagnoles et italiennes.

 

 

 

famille, mafia, terrorisme

Il me parlait l'autre soir de science et de recherche théorique. Ayant abordé le sujet de la colonisation de mars et du voyage spatial, de la création de « trains » spatiaux extrêmement avancés, je finis par lui demander si la science doit nécessairement faire tout ce qu'elle peut faire?

« Si on se lance dans ce genre de programmes, les investissements me semblent un peu disproportionnés par rapport aux problèmes qu'il y a dans le monde. »

C'est là qu'il a explosé:

 

« Ce sont là des questions théoriques que ne se posent même pas « ces gens là ». Ce qu'ils font c'est du business, ils ont organisé les guerres en Irak, en Afghanistan, les holocaustes, ce sont des criminels, des terroristes! »

D'après ce qu'il dit, son sujet de recherche théorique ne « les » intéresse pas, ça ne correspond pas à « leur » urgence.

 

C'est un peu confus. Il ne parle pas de la même chose que moi.

J'essaie de comprendre. Les choses se clarifient petit à petit:

 

Il est très brouillé avec un cousin nord-américain, qui d'une manière ou d'une autre l'a spolié de l'héritage d'une propriété familiale, laissant du même coup arturo et ses parents dans une situation de grande précarité.

 

Récemment ce même cousin l'a contacté des Etats-unis pour savoir sur quoi il travaillait. S'étant rendu compte que ce qui intéressait arturo était la recherche théorique, il lui a juste fait comprendre que ça ne correspondait pas à son « urgence ».

Les priorités de son cousin sont très différentes des siennes, et  arturo se sent désarmé et impuissant face à ce puissant cousin qui bénéficie d'une sorte de « protection politique ».

 

 

 

limits to growth

Ce cousin et cette branche familiale de diplomates constituent un réseau qui a une très grande influence politique, et diplomatique.

Ils sont introduits au gouvernement américain. Leur réseau fait des affaires, souvent illégales d'après arturo, dans le business de l' armement. Ils ont planifié les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

Ce réseau se revendique du mouvement appelé « Limits to growth », du controversé «  Club de Rome » , qui prévoit un cataclysme mondial dû aux croissances, industrielles, démographiques et à l'épuisement des ressources.

 

Voire le livre «  Halte à la croissance » en français, publié en 1970.

Ce mouvement est à l'origine du « développement durable ». (NDLR)

 

De l'avis des scientifiques de Harvard et d'autres universités, l'analyse « scientifique » faite par ce groupe  est juste un ramassis d' « ordures".

 

 

 

 

révolution, terrorisme et dictature mondiale

Mais c'est surtout la solution qu'ils apportent à leur analyse qui est inquiétante.

Pour résoudre cette crise prévue par eux, ils utilisent tous les moyens politiques et économiques possibles pour re-modeler le monde.

 

D'après ces gens, les raisons des problèmes actuels dans le monde trouvent leurs racines dans l'héritage du passé et les cultures traditionnelles.

Ils veulent provoquer à l'échelle mondiale une révolution comme il y en a eu en France en 1789.

 

D'après le cousin d'arturo, ils sont animés des meilleures intentions du monde.

C'est ainsi que pour atteindre leurs objectifs ils ont provoqué les guerres en Irak et en Afghanistan, le terrorisme islamiste et toutes sortes de crises économiques.

D'après arturo ce sont des criminels et des terroristes: comme les terroristes s' attaquent à des victimes innocentes pour provoquer des changements, ceux-à visent des cibles innocentes pour atteindre leurs propres objectifs.

Ils pratiquent un terrorisme politique, militaire et économique.

 

Pour faire leur révolutions, ils planifient l'établissement d'un régime néo-marxiste en Russie avec Poutine en façade, et l'établissement d'un régime néo-nazi (dans le fonctionnement du moins) en Europe. D'après eux, ce type de régime peut découler de la nationale-démocratie.

 

 

 

les rênes du pouvoir

Depuis quelques années « ils » essaient de tirer les rênes du pouvoir là où il se trouve à travers le monde pour mettre en oeuvre leur révolution mondiale.

Les dirigeants actuels n'ayant plus de pouvoir exécutif réel, ce réseau d'influence cherche à atteindre les financiers qui agissent sur le marché.

Ce sont eux qui exercent le pouvoir réel qui est économique.

Ils ne les approchent pas directement, mais par leurs origines familiales.

 

 

 

Implant et contrôle mental

arturo me dit subir un « contrôle mental ». On lui aurait implanté quelque chose dans l'oreille durant son séjour à la Nasa.

Il a subi une investigation de la police militaire, bien que ne travaillant pas sur un sujet sensible d'après lui.

Un jour qu'il se sentait mal, il est allé voir le médecin du centre, très sympathique par ailleurs, qui lui a alors mis en place à son insu ce dispositif de « contrôle mental », et en totale violation des droits de l'homme.

 

arturo me dit avoir une électrode dans le tympan de l'oreille droite. Ce qu'il a à l'oreille agit sur son oeil gauche, ce qui le fait loucher de ce côté.

arturo a également un matériau conducteur dans le sang: un excès de chrome.

Selon lui les moyens utilisés alors lors de l'opération étaient très primitifs et sans doute dangereux.

La méthode, tout comme une opération à coeur ouvert pourrait être utile, si elle n'était pas utilisée à des fins malhonnêtes.

 

Le but semble être le contrôle à distance, et la stimulation de ses exceptionnelles capacités associatives.

Il a en effet depuis l'enfance un esprit particulièrement associatif qui lui permet d'élaborer des modèles, et de voir des connexions là où les gens n'en voient pas.

 

 

L'implant lui envoie des pulsations douloureuses.

Lors d'une crise à San Francisco, un médecin a même augmenté l'intensité du processus.

D'après lui, les astronautes ont également ce genre d'implants, mais ils leur sont retirés par la suite.

 

Dans le cas de arturo ça n'est pas possible.

Lui retirer l'implant peut être très dangereux. C'est une opération délicate qui peut provoquer des tachycardies ou la paralysie d'une jambe pendant une semaine comme ça a été le cas d'une jeune fille à qui c'est arrivé.

 

Il me dit avoir un très gros dossier médical sur ce sujet. Il est allé consulter un nombre incalculable d'hopitaux et d'Instituts, qui lui refusent l'opération, soit parcequ'elle est trop risquée et qu'il vaut mieux supporter la gène, soit parcequ'ils pensent qu'il y a des raisons militaire à cet implant et ils refusent de s'en mêler.

 

Il aurait également démarché des organismes des droits de l'homme.

 

Il en a parlé à un collègue de la Nasa, un certain docteur Kain,

 

Il devrait en parler à Ted Turner, ancien président de CNN, TNT et Cartoon Network.

 

Nancy Pelosi, une grande dame des Etats-Unis, pourrait l'aider, elle aussi. (mon espagnol limité m'empêche de comprendre clairement en quoi.)

 

 

 

 

 

 

la tristesse d'arturo

arturo trouve tout ça d'une abominable absurdité: l'implant autant que les manigances de sa Famille, qui sont liés, de près ou de loin.

 

Pour lui, sa famille est une famille de diplomates.

Ils ne devraient pas chercher à exercer un pouvoir exécutif.

La situation dans le monde n'est pas celle de la France en 1789 et provoquer une révolution aujourd'hui n'a pas de sens.

 

Peu importe leurs bonnes intentions: elles ne sont pas « effectives », les conséquences sont criminelles.

Et arturo digresse sur la différence entre science théorique et la science expérimentale, et  évoque le directeur de la recherche scientifique experimentale en allemagne nazie, qui s'est retrouvé recteur d'une université en Argentine, et a été plusieurs fois félicité pour son travail.

 

Il est horrifié par les drames humains que provoque cette branche familiale, son réseau et son influence à travers la planète.

Il parle de l' influence politique de sa famille comme d'une évidence: ça fait partie de sa « normalité », c'est banal. Ce qui le choque c'est ce qu'ils deviennent, et le fait qu'ils les aient laissés, lui et ses parents, dans la misère.

 

 

Il termine sur ce sujet en disant:

« Je ne suis pas spécialiste de tout ça. Désolé, j'en ai déjà trop dit », comme dans un bon polar.

« Tout ce qui m'intéresse c'est mon travail, la recherche théorique, et gagner un minimum pour aider ma famille. Désolé d'avoir parlé comme ça. Merci de m'avoir écouté, j'avais besoin de me décharger.

Un ami m'a dit que j'étais trop émotif. Mon père me disait de ne pas être comme ça, que je donnais une mauvaise image de la Famille. »

 

 

 

 

 

annexe1: super-habitat

(autre discussion ultérieure)

L'objectif de ce groupe d'influence semble être la création d'un super-habitat pour l'humanité.

C'est un sujet récurrent de arturo, une de ses « inquiétudes » de scientifique.

Difficile de cerner de quoi il s'agit. La création de super-structures pour vivre ensemble, super-architectures, réseau de transport d'énergie, et d'information à l'échelle mondiale, voyage spatial, contrôle climatique? Un peu tout à la fois.

Ce réseau impliquerait une technologie au plasma, solaire ou autre.

Sa famille est par exemple propriétaire d'une centrale hydroénergétique à San Juan sa ville natale.

En tant que tel, ce « centre » ne représente pas grand'chose, mais comme élément d'un réseau plus vaste, il devient très important. A terme cette centrale devrait utiliser une technologie au plasma.

 

 

 

 

 

annexe2: la Nasa

La Nasa semble avoir un rôle particulier dans l'histoire de arturo:

Ses premiers contacts avec la Nasa viennent de liens famliaux.

Elle embauche vers 1981 arturo sur un projet de création de modèles mathématiques à « n » dimensions en lien avec la théorie des cordes, les super-structures, le contrôle climatique et le voyage spatial.

La Nasa travaille à la colonisation de Mars pendant que certains groupes qui semblent en lien avec elle prévoient un cataclysme sur la Terre.

La Nasa s'intéresse à la généalogie de arturo, à sa lignée.

La Nasa, sans doûte en lien avec la CIA lui implante sans son consentement une sorte d'appareil de stimulation - communication dans l'oreille.

 

 

Publié dans : ERRANCES
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