Un court-circuit est un contact entre deux conducteurs. Il entraîne le passage direct du courant au plus court, d'un conducteur à l'autre au lieu de traverser le reste du circuit. Son unité de mesure est l'Homme.

Dans quelque domaine que ce soit la perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à enlever. Antoine de Sait-Exupéry



Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 00:20
Une conférence passionnante sur la revitalisation des sols de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, microbiologiste des sols, qui permet de comprendre un peu mieux ce qui se passe dans nos assiettes, et au-delà, de la santé en passant par les inondations et la désertification simultanée de la planète.
Claude Bourguignon a d'abord travaillé à l'INRA (Chaire d'agronomie) où ses travaux (méthode de mesure de l’activité biologique des sols) ont suscité peu d'intérêt, voire le rejet. Voyant par ses relevés d’activité biologique que les sols cultivés en labour avec des apports d'engrais chimiques et de pesticides perdaient leurs populations microbiennes et fongiques, et mouraient en perdant aussi leurs nutriments et en s'érodant de manière accélérée, il est devenu un des promoteurs, développeurs et spécialiste des techniques de restauration et préservation des sols agricoles par des techniques respectueuses de la vie du sol et de son fonctionnement en tant qu'agro-écosystème complexe.
source: wikipedia



















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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 22:51
Le docteur André Gernez en découvrant avec son équipe les mécanismes réels de division cellulaire ouvre la porte à la guérison de nombreuses maladies dégénératives, et à une prévention réelle et efficace du cancer.
Après une courte reconnaissance de sa découverte, elle est étouffée. L´opinion public passe à côté.
En 2006, le docteur André Gernez produit cette vidéo autobiographique intitulée « Le scandale du siècle », oú l´on découvre comment les découvertes scientifiques peuvent être étouffées si elles contrarient les petites oligarchies en place ou si ces découvertes ne présentent pas d´intérêt financier... au détriment des vies humaines.

C'est un peu long, mais ça vaut le coup.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gernez







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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 22:17

Voila une vidéo très bien faite qui explique de maniere simple et digeste d´oú viennent les objets qui nous entourent, leur histoire (extraction, distribution, consommation, élimination) les coûts cachés, humains, environnementaux.
Les courts-circuits de réappropriation sont a inventer.


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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 07:21

Cet article est une simple mise en perspective d'informations glanées de-ci de-là au cours de l'année passée sur la question alimentaire, nourrit aussi de mes courtes expériences au Burkia Faso et en Argentine (conflit paysan). Les recherches m'ont peu à peu conduit à découvrir un tableau assez sombre de la situation alimentaire mondiale, et en même temps beaucoup d'espoir face à la simplicité et la beauté des solutions "courts-circuits".

Ce n'est pas le travail d'un journaliste, et surtout pas celui d'un spécialiste, mais plutôt d'un dilettante volontaire. Il n'a surtout pas non plus la volonté d'être "objectif", juste le plus honnête possible.

Les idéologies politiques, beaucoup de cynisme, et les intérêts économiques ont construit un édifice alimentaire mondial qui ne tient plus que par le volontarisme acharné de quelques uns, et l'indifférence de la majorité passive, nous-mêmes.


(1) CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE
"Blé, maïs, riz, lait, pâtes... les denrées alimentaires de première nécessité connaissent une flambée des prix ces derniers mois. Spéculation, désorganisation des filières de production, les raisons sont nombreuses. Elles aboutissent à une situation alimentaire de plus en plus critique pour de nombreuses populations défavorisées. Des émeutes de la faim, parfois violentes et mortelles, ont éclaté à travers le monde entier."
http://www.rfi.fr/actufr/pages/001/page_312.asp


(1-1) LES CAUSES CONJONCTURELLES
De mauvaises récoltes, dues en partie aux changements climatiques, aux prix élevés des carburants, à la demande croissante en provenance de Chine, d’Inde, du Brésil et de Russie, à la crise du crédit et à une spéculation de replis sur les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, aux mesures de protection de certains pays, et à la production croissante d'agrocarburants:


(1-2) LE CAS DES  AGROCARBURANTS NÉCROCARBURANTS
D'après l’institut de recherche IFPRI ils sont à l’origine de 30% de la récente inflation des prix alimentaires.

LA DEMANDE EN AGROCARBURANTS
"En 2003, les principaux pays occidentaux ont engagé des plans ambitieux de développement des agrocarburants. Depuis lors, les études se sont succédées qui, pour l’essentiel, en ont démenti l’intérêt environnemental. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’ONU, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Chambre des communes britannique ont produit des rapports à la tonalité critique, ainsi que nombre d’articles scientifiques."
http://www.amisdelaterre.org/-Agrocarburants-.html


BONNE CONSCIENCE EUROPÉENNE
"D’ici 2020, 10% des carburants utilisés par les Etats membres pour le transport devront provenir de biocarburants. Ainsi l’a décidé l’Union européenne. Et pour répondre à cette forte croissance de la demande, l’UE devra importer des biocarburants des pays en voie de développement, fabriqués à partir de canne à sucre et d’huile de palme." (Hervé Kempf)
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?rubrique260


VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME
En Colombie, le président Bush vient de conforter ses alliances historiques avec le président Uribe qui veut faire de la Colombie LE pays producteur de biocarburant avec les palmiers à huile.

"Le développement du palmier à huile va de pair avec la destruction à grande échelle des forêts tropicales humides et s’accompagne de graves violences et de violations des Droits Humains.

En Colombie, des ONG internationales ont consigné 113 meurtres ainsi que des expulsions dans les bassins des rivières Curvaradó et Jiguamiandó (région de Chocó) menées par des paramilitaires qui travaillent avec les entreprises palmicultrices, en vue de s’emparer des terres qui appartiennent légalement aux communautés afro-colombiennes.

De nombreuses ONG ont documenté ces exactions et ont condamné ces violations des Droits Humains."
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article4622


"CRIME CONTRE L'HUMANITÉ"
Jean Ziegler, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation explique:
La surface agricole sur terre est plus ou moins fixe.
Si on utilise plus de surfaces pour les biocarburants, on en a moins pour les produits alimentaires. Du coup, les prix de ces produits alimentaires pour les humains augmentent.
(AFP/FABRICE COFFRINI)
http://www.lepost.fr/article/2007/10/11/1034745_biocarburants-c-est-une-catastrophe-totale-pour-les-affames-du-monde.html


"Quand on lance, aux États-Unis, grâce à six milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant"
Jean Ziegler
http://cosmauxpolis.blogspot.com/2008/04/citation-de-la-semaine-biocarburant-un.html


Jean Ziegler n’a pas hésité à parler d’un « crime contre l’humanité qui est commis lorsque l’on convertit un sol productif pour l’alimentation en terre à produire du biocarburant »."

Il a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a augmenté tous les ans depuis 1996 pour dépasser les 850 millions, alors que l’on estime que la Terre pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit deux fois la population mondiale actuelle. En réponse à l’argument selon lequel le nombre d’affamés n’a en fait pas augmenté, en chiffres relatifs par rapport à la croissance de la population mondiale, l’universitaire suisse a répondu: « Je n’accepte pas ce raisonnement car un enfant qui meurt de faim n’est pas une statistique ».
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1394.php


Jean Zigler, rapporteur auprès de l'ONU ( 60.000 fonctionnaires ) pour les questions de ressources alimentaires vient de publier aux Editions Fayard un livre traduit en 14 langues, intitiulé : l'Empire de la Honte. Editions Fayard

http://www.dailymotion.com/relevance/search/l%2527Empire%2Bde%2Bla%2BHonte/video/x3y1f_lempire-de-la-honte-jean-ziegler_business




BIO-CARBURANTS PLUS POLLUANTS QUE LE CARBURANT CLASSIQUE
"selon une étude récente, si on prend en compte tout le circuit de production (de la graine au carburant), un litre d'agrocarburant produit 2 fois plus de CO2 qu'un litre de carburant "classique"... "
source: Magalie Rivière, environnementaliste,


PROMESSES D'UN FUTUR RADIEUX: LA 2° GÉNÉRATION
Bien sûr, pour devancer les critiques, les industries de la bio-technologie promettent déjà des bio-carburants de 2° génération qui eux seront tellement mieux et beaucoup plus commodes...



Face à la crise alimentaire mondiale, de nombreuses associations ou organismes voient pourtant dans le libéralisme économique, imposé aux pays endettés par le FMI et la Banque Mondiale, la cause de fond de la situation de crise alimentaire mondiale:

(1-2) LES CAUSES STRUCTURELLES: L'IDÉOLOGIE NÉO-LIBÉRALE
Les PAS (plans d’ajustement structurel) ont été imposés par les institutions de Bretton Woods aux pays du Sud dans le contexte de la crise de la dette du début des années 1980. Ces mécanismes, tout droit issus de l’idéologie néolibérale, englobent l’ensemble des secteurs des sociétés visées.
par Eric De Ruest sur http://www.cadtm.org/spip.php?article3269
(CADTM: Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde)


MONOCULTURE ET DÉPENDANCE
En effet, pour les théoriciens du néolibéralisme, la mondialisation déploiera l’ensemble de ses bienfaits quand
chaque région produira ce en quoi elle excelle et laissera donc le soin aux autres régions de produire la majorité de ce dont elle a besoin. C’est en substance la théorie des avantages comparatifs datant de 1817.

Plus simplement, un pays reconnu comme étant particulièrement adapté à la culture du cacao doit renoncer à produire les céréales, les huiles végétales, les légumineuses nécessaires à l’alimentation de base de ses habitant(e)s et doit échanger sur le marché mondial sa production contre tout ce qui lui manque. Il s’agit donc de se couper des cultures vivrières séculaires et essentielles à la souveraineté alimentaire des peuples pour se plier aux jeux des économistes. Jeux dangereux qui ont montrés leurs limites très rapidement et dont on peut contempler toute la déraison à travers les échecs observés dans de nombreux pays ( Haïti, le Sénégal, le Burkina Faso, etc.). Dangereux car ignorants la destruction de la biodiversité au profit des monocultures d’exportations, ignorants aussi les impacts écologiques désastreux des transports nécessaires pour toutes ces marchandises.


LA VIOLENCE STRUCTURELLE DU LIBRE-ÉCHANGE
Dans de nombreuses régions du monde, la
prospérité en milieu rural à connu un déclin, entraînant une explosion du nombre de paysans obligés de migrer vers les villes.

Un milliard et demi d’entre eux vivent actuellement dans des bidonvilles, disposant de trop peu de revenus pour pouvoir vivre décemment. (...)
http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1186


L’appel à la libéralisation des marchés agricoles est basé sur le postulat qu’il est préférable d’importer des aliments bon marché de l’étranger plutôt que de produire localement a un coût plus élevé.
Dans l’économie de marché néolibérale, les règles du jeu sont déterminées par les producteurs les plus compétitifs et quelques distributeurs puissants.


"Depuis 25 ans, écrit l’auteur, le FMI et la Banque mondiale ont appliqué la même médecine à plus de 150 pays avec, comme conséquence, que l’économie mondiale est « poussée dans l’abîme ».
La « solution » à la crise de l’endettement est en réalité la cause de cette même crise : les pays endettés exportent pour rembourser leurs dettes, mais doivent baisser le prix de leurs produits parce qu’ils sont en concurrence avec tous les autres pays endettés. Cette baisse sans fin augmente leur endettement.

"LES AFFAMEURS" par André Maltais à propos du livre de Michel Chossudovsky « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial ».
Sources : http://www.lautjournal.info/autjourarchives.asp?article=2092&noj=234


Contre toute logique, la crise alimentaire mondiale n'est pas pour les institutions internationales, l'occasion de remettre en cause les politiques néo-libérales:



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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 06:29


SOMMET DE LA FAO (Food and Agriculture Organization de l'ONU)
"Les Etats-membres de la FAO ont bouclé dans la douleur, jeudi 5 juin 2008 à Rome, le sommet international sur la sécurité alimentaire. Les pays s'engagent à réduire de moitié le nombre de personnes sous alimentées dans les sept années qui viennent..."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67166.asp / par Myriam Berber
Article publié le 06/06/2008 Dernière mise à jour le 06/06/2008 à 18:28 TU

mais,

"dans le même temps, la déclaration encourage la communauté internationale à continuer ses efforts pour libéraliser le commerce international en réduisant les barrières à l’exportation et les politiques qui perturbent les marchés.
C'est ce que voulaient notamment voir figurer les Etats-Unis et l'Union européenne et c'est donc un échec pour tous les pays qui s'y opposaient, en particulier les Etats d’Amérique latine."
Article publié le 06/06/2008 - www.rfi.fr
/ David Baché


"Jean Ziegler : C'est un échec total, c'est extraordinairement décevant, et très inquiétant pour l'avenir des Nations unies. [...] le résultat de cette conférence est totalement scandaleux : l'intérêt privé s'est imposé, au lieu de l'intérêt collectif. Les décisions prises à Rome risquent d'aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre."
Propos recueillis par Laura Marzouk / Le Monde:
Vendredi 6 Juin 2008
http://www.seneweb.com/news/article/16772.php


(2) LES MULTINATIONALES DE L'AGRO-CHIMIE ET LA "RÉVOLUTION VERTE"
Les institutions internationales
qui imposent le néo-libéralisme au monde s'attachent à soigner les symptômes et pas les causes profondes.
Elles en arrivent donc logiquement à essayer de résoudre la crise mondiale par les causes-mêmes de la crise.
La crise devient pour elles une occasion de conquète de nouveaux marchés pour les multinationales de l'agro-industrie chimique, derrière le nom trompeur de "révolution verte".



"La révolution verte est une politique de transformation des agricultures des pays en développement (PED) ou des pays les moins avancés (PMA), fondée principalement sur l'intensification et l'utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements.
[...]
La révolution verte a marqué une étape décisive dans la constitution d'un marché agronomique mondialisé. Des groupes de recherche internationaux, souvent financés par les fondations d'entreprises multinationales (Rockefeller, Ford), en ont été à l'origine. L'émergence de ces nouveaux marchés dans le domaine des semences, des engrais ou des pesticides ont principalement profité à des entreprises agro-pharmaceutiques basées aux États-Unis.
[...]
Cette révolution a de nombreux effets non agricoles. Elle a causé de profonds changements culturels : exode rural massif, déperdition du savoir traditionnel agricole. Elle a par ailleurs été accusée de contribuer à réduire la biodiversité et de mettre les agriculteurs sous dépendance de l'industrie agro-pharmaceutique."
source: wikipedia

"Partant du constat que près de trois-quarts des terres africaines sont cultivées sans engrais, ni semences améliorées, Kofi Annan dans sa «révolution verte» table sur un usage accru des semences, des fertilisants, des engrais et des techniques d’irrigation plus performantes."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67073.asp / par Myriam Berber
Article publié le 04/06/2008 Dernière mise à jour le 04/06/2008 à 23:21 TU


L’idée, c’est : les variétés améliorées permettrent de produire plus et donc de gagner plus. Mais, comme le signalaient en 2004 plus de 600 ONG dans une lettre ouverte au directeur général de la FAO : «Si nous avons tiré une quelconque leçon des erreurs de la Révolution Verte, c’est bien que les «progrès» technologiques de la génétique semencière prônés par les intervenants extérieurs vont de pair avec la polarisation socio-économique croissante, l’appauvrissement rural et urbain et l’aggravation de l’insécurité alimentaire.
L’échec cuisant de la « Révolution Verte » résulte justement du fait qu’elle s’est bornée à la biotechnologie et a refusé de tenir compte de facteurs sociaux et structurels bien plus importants dans les causes de la famine».

http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/12/04/Gates-et-Rockefeller-sembarquent-pour-lAfrique


(2-1) UNE INDUSTRIE CHIMIQUE
On a assisté au cours des dix dernières années à un nombre impressionnant de regroupements dans le domaine des «sciences de la vie». Les parts de marché des produits bio-industriels relatifs à l’agriculture, à l’alimentation et à la santé ont été fortement concentrées entre les mains de très grosses entreprises internationales. Par exemple:

  • les dix plus grandes sociétés agrochimiques du monde détiennent 91% du marché mondial de l’agrochimie (31 milliards de dollars)

  • les dix plus grandes sociétés mondiales de semences contrôlent, selon les estimations, de un quart à un tiers du marché des semences commerciales (30 milliards de dollars)

  • les cinq premières entreprises de semences potagères contrôlent 75% du marché mondial dans ce domaine

Dans le cadre de leurs activités dans le domaine des sciences de la vie, de nombreuses sociétés utilisent des technologies complémentaires pour jouer un rôle important dans toutes ces catégories.62 Les frontières traditionnelles entre les produits pharmaceutiques, la biotechnologie, l’agro-industrie, l’alimentation, les produits chimiques, les cosmétiques et l’énergie deviennent flous et s’estompent.
http://www.idrc.ca/fr/ev-41412-201-1-DO_TOPIC.html


"La France est le deuxième consommateur mondial de pesticides. Ce sont les mêmes qui fabriquent les médicaments pour les plantes malades et les remèdes pour les malades qui les mangent. Ce sont eux qui ont obtenus que les têtes de mort n'apparaissent pas sur les produits dangereux. Ce sont encore eux qui entretiennent le brouillard sur les additifs cachés derrière des E suivis de chiffres ou les arômes de synthèses mentionnés "arômes naturels".
Claude Bourguignon, agronome, microbiologiste
http://www.lams-21.com/actu.php


L’utilisation d’intrants agricoles chimiques n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années, mais la productivité du secteur céréalier est en constant recul.
Rapport de la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire
de la FAO/ 2007-06-30


(2-2) "SCIENCES DE LA VIE" OU "INDUSTRIE DE LA BIOLOGIE"?
interview de Jean-Pierre BERLAN, ex-Directeur de recherche de l'INRA (au placard)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/JEAN-PIERRE%2BBERLAN/video/x204jp_interview-de-jeanpierre-berlan_politics



(2-3) L'INDUSTRIE CHIMIQUE EN BONNE SANTÉ
07/01/08 /
Monsanto et Syngenta atteignent des niveaux records en Bourse


Fin de semaine dernière, les titres du géant américain Monsanto et du suisse Syngenta ont battu des records historiques en Bourse. Ces groupes bénéficient immédiatement de l'envolée du prix des produits agricoles et du succès des OGM en Amérique du Sud. C'est notamment grâce notamment à l'Amérique du Sud, où les ventes de maïs ont doublé, que le bénéfice de Monsanto a triplé en un an, et que son chiffre d'affaire dépasse toutes les prévisions avec une hausse de 37%.

Ainsi, l'action de Monsanto à triplé en dix-huit mois et celle de Syngenta a pris près de 40% sur la même période. et, en dépit de ce prix élevé, les analystes de Goldman Sachs et de Citygroup recommandent toujours l'achat de titres Monsanto. Certains d'entre-eux prévoient une croissance de 11% par an sur les trois prochaines années et voient en Monsanto le leader d'une activité extrêmement florissante.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/7259/article.html


"Dans ce contexte, la santé florissante de Monsanto et de ses concurrents semble faire fi du bras de fer commercial livré à l'Europe, dont les champs sont très peu ouverts aux graines modifiées et où le débat scientifique et politique sur le danger ou non des Ogm est vif. Le mois dernier, la France a interdit temporairement le maïs de Monsanto Mon810, qui était le seul cultivé sur le territoire hexagonal. Mais, forts de leur succès économique, "ils ont le sentiment que l'opposition finira par être sapée, parce que l'Europe devra se tourner vers des grands pays exportateurs qui cultivent des Ogm", considère M. Benbrook.
source: AFP
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/fichedetail.asp?id=46661


(2-4) DES SOLS EMPOISONNÉS
Interview de Claude Bourguignon, agronome, ancien de l'INRA, tiré du film Alerte à Babylone de Jean Druon

."Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous "gérons de la pathologie végétale", c'est à dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir tellement elles sont malades."

http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113



"Sur trente centimètres d’épaisseur, le sol héberge 8O% de la biomasse vivante du globe. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Cela ne se voit pas. C’est un monde microbien que l’on a d’autant plus négligé qu’il ne coûte rien...Un énorme tabou pèse sur le microbe. Il est extrêmement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne.

Les microbes sont fondamentaux pour la vie. Sans ces intermédiaires, les plantes ne peuvent pas se nourrir. L’industrie de l’homme, dans son fonctionnement, ne fait que copier le microbe. Le problème, c’est l’énergie phénoménale que cela coûte. Les bactéries des sols fixent l’azote de l’air pour faire des nitrates. Gratuitement! L’homme, lui, utilise 10 tonnes de pétrole pour fixer une tonne d’azote. Qu’il vend. Cher. En oubliant de dire que les molécules chimiques ne fabriquent pas un sol. C’est le paysan qui la fabrique de ses mains, ce sol. Alors évidemment, l’industrie a eu intérêt à remplacer le modèle traditionnel de l’agriculture française..."
Claude Bourguignon,, lors d’une rencontre-entretien réenrichie en 1994.
http://www.la-cen.org/spip.php?article352

 



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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 03:48

(2-5) PENDANT CE TEMPS LÀ EN NORVÈGE...
"Le 26 février 2008 [a eu] lieu l’inauguration de «L’Arche de Noé végétale» dans un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard, dans le Spitzberg, en Norvège. Ce projet destiné à rassembler toutes les semences du monde dans une chambre forte est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le «Global Crop Diversity Trust» et la «Nordic Gene Bank».

Le «Trust» — financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Milinda Gates, la Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la Fondation Syngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l’industrie des semences – financera les opérations de « l’Arche ».
Le Réseau Semences Paysannes
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=729



"Alors qu’elles se lancent dans un tel projet de « conservation » des semences, les institutions et les entreprises industrielles multinationales qui financent ce projet mettent tout en place pour anéantir les ressources génétiques mondiales:

Elles imposent partout sur la planète des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme.
Après avoir pris gratuitement dans les champs les semences sélectionnées par les paysans, l’industrie semencière y a imprimé ses empreintes génétiques destinées à marquer sa «propriété intellectuelle» protégée par des Certificats d’Obtentions Végétales ou des brevets.
De plus, au nom du «libre marché», les lois interdisent peu à peu aux paysans d’échanger leurs propres semences. Elles les obligent ainsi à acheter celles de l’industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente. Dans de nombreux pays, les paysans n’ont même plus le droit de ressemer leur récolte."

http://www.semencespaysannes.org/arche_noe_vegetale_qui_aura_clef_porte_115-actu_38.php
Spitzberg, le 25 février 2008


"La réglementation, telle qu’elle s’applique en France, interdit aux paysans d’échanger, de donner ou de diffuser leurs propres semences et plants. Un agriculteur (un pépiniériste ou un semencier) ne peut diffuser ou échanger des semences ou des plants que si la variété est inscrite sur le « catalogue officiel ». Or, cette inscription, outre un coût élevé inaccessible pour un paysan, exige de la part des variétés concernées une uniformité et des caractéristiques techniques qui ne sont pas adaptées à la diversité des terroirs ni aux modes de production écologiques. Ces contraintes s’opposent à l’indispensable préservation de la biodiversité."
http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=3569


(2-6) LES SEMENCES TRADITIONNELLES INTERDITES
L’Association Kokopelli
a été lourdement condamnée par la Justice pour concurrence déloyale et vente illégale de semences.

"L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !"
www.kokopelli.asso.fr

 



(2-7) POUR RÉSUMER QUELQUES LIENS DE CAUSE À EFFET:
Le libéralisme/ libre-échange engendre la monoclture: les pays doivent se spécialiser
dans la culture qu'elle produit à moindre coup par rapport au reste de la planète.


_
monoculture = disparition des cultures vivrières, traditionnelles, de la bio-diversité local
_
monoculture = compétition dévastatrice (destruction du tissu social)

_compétition = concentration des cultures dans de grandes exploitations
_compétition = fin de l'agriculture familiale et des petits producteurs
_
compétition = exode rural des petits producteurs

_ exode rural = concentration et précarisation dans les bidonvilles des anciens petits agriculteurs.

_compétition = agriculture intensive (logique du court terme)
_
agriculture intensive = épuisement des sols
_
agriculture intensive = passage à une agriculture chimique (fertilisants et pesticides, et éventuellement recours aux OGM)
_agriculture chimique = mort de la biomasse
_
agriculture chimique = agriculture dépendante des multinationales de l'industrie chimique
_ agriculture chimique =
insuffisance nutritionnelle

_ouverture des marchés nationaux à la concurrence internationale = baisse des revenus des petits producteurs
_ compétition internationale =
agriculture dépendante des aides et subventions
_déréglementation =
agriculture dépendante des spéculations financières


_dépendance = précarisation/ appauvrissement
_dépendance = contrôle de celui ou ceux dont on dépend

_
contrôle des multinationales = bien commun aux mains d'intérêts économiques privés
_
agro-business = agriculture aux mains des spéculateurs, plus des agriculteurs


Pour le commun des mortels tout ça signifie perte de toute autonomie (hyper-dépendance).


(2-8) NÉCESSITÉ D'UN CHANGEMENT DE PARADIGME
Alors que les conclusions du sommet de Rome de la FAO qui encourage la communauté internationale à
continuer ses efforts pour libéraliser le commerce international, un rapport commandité par la FAO préconisait pourtant tout autre chose:

 

"Dans une étude commanditée par les Nations unies, la Banque Mondiale, l’UNESCO et la FAO, 400 scientifiques parviennent à la conclusion suivante: maintenir le modèle agricole actuel n’est pas une option. Les conséquences écologiques et le coût social sont beaucoup trop élevés. Le rapport prône un changement de paradigme dans la manière dont les politiques agricoles sont orientées dans le monde. Il faut une nouvelle révolution agricole durable, une agriculture moins dépendante des combustibles fosssiles, s’appuyant sur la production familiale et les ressources naturelles locales et s’orientant vers des procédés naturels comme la rotation des cultures."
http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1186

voire: le
Rapport de la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire de la FAO/ 2007-06-30



ANNEXE: à voir:


_pas encore vu: "Pas de pays, sans paysans" , documentaire de
Ève Lamont
http://citoyen.onf.ca/pas-de-pays-sans-paysans-la-bande-annonce

_We feed the world: le marché de la faim
_Notre Pain Quotidien
_Le Monde Selon Monsanto - Arte - 2008-03-11
_Mondovino - Jonathan Nossiter
_Fast food nation


sur Dailymotion:
_Monsanto pur porc
_OGM en Argentine
_Le coton OGM tue en Inde aussi
_OGM et Monsanto Canal+

 

 

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 23:46

Les politiques libérales, les multinationales de l'industrie chimique, et les citoyens qui laissent faire sont à l'origine d'une situation alimentaire mondiale catastrophique et criminelle, qui va s'aggraver encore avec les promesses de "révolution vertes", "bio-technologiques", et autres oeuvres philantropiques.

La violence institutionelle est immense, mais quand la crise latente se manifeste, par des famines, par une intoxication omniprésente des gens et de l'environnement, les institutions responsables en tirent prétexte pour accroître leur domination, et les citoyens qui les ont mises en place, pour s'y soumettre un peu plus.

Les institutions internationales se contentent de traiter les effets du libéralisme par l'augmentation des mesures libérales, et les multinationales de l'industrie chimique se frottent les mains et préparent leurs stratégies de conquète et de contrôle...

...et la droite comme la gauche pratiquent désormais les mêmes politiques néo-libérales, mais polarisent l'opinion public sur d'autres sujets, "accessoires".

La fin est dans les moyens. Il faut arrêter de consommer les promesses.

Les solutions ne viennent pas de ces sauveurs providentiels mais des gens eux-même.

Une "insurrection des consciences" est nécessaire comme dit Jean Ziegler.

Il est urgent de se réapproprier sa dignité en sortant de la dépendance à l'égard de la "machine de guerre économique".



"Si une aide d'urgence est nécessaire face à des situations dramatiques [...] des mesures structurelles sont primordiales au niveau international:

_en particulier la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire
_la
régulation des marchés agricoles
_l'
annulation de la dette des pays pauvres
_l'arrêt de la production industrielle de carburants
_et une politique efficace en faveur des
agricultures familiales."
texte de la Confédération paysanne
http://www.confederationpaysanne.fr/crise_alimentai_repondre_lurgence_surtout_cha_21.php&actualite_id=1282



(1-1) SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE
"La
souveraineté alimentaire est présentée comme un droit international qui laisse la possibilité aux pays ou aux groupes de pays de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans qu'elles puissent avoir un impact négatif sur les populations d'autres pays. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l'organisation actuelle des marchés agricoles mise en œuvre par l'OMC.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Souverainet%C3%A9_alimentaire


(1-2) SOUVERAINETÉ & AUTONOMIE ALIMENTAIRE: THOMAS SANKARA


Né en 1949, le capitaine Thomas Sankara est arrivé au pouvoir le 4 août 1983 (en Haute-Volta, qu'il rebaptise le Burkina Faso, le "pays des hommes intègres").

Il est assassiné par son bras droit Blaise Compaoré le 15 octobre 1987.

Sous sa présidence, en 4 ans, le Burkina devient alimentairement indépendant.

"Il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte ses volontés. Quand vous mangez les grains de mil, de maïs et de riz importés, c’est ça l’impérialisme, n’allez pas plus loin".

"Notre développement passe d’abord par la maîtrise de l’eau, puis la création d’une industrie agro-alimentaire capable d’absorber et de conserver les produits agricoles. A quelle vitesse? A la nôtre. Nous préférons de petites unités à mi-chemin entre l’industrie et l’artisanat. Nous préférons les "teufs-teufs" aux machines électroniques".

"Nous ne sommes pas opposés à l’entreprise privée qui ne porte pas atteinte à notre honneur, notre dignité, notre souveraineté."
source: http://www.cadtm.org/spip.php?article2866


Alors que l'agriculture intensive détruit le capital bologique des sols et contraint à concentrer les exploitations, et à les rendre dépendantes des industries chimiques et des aides, des agriculteurs remettent en cause cette culture productiviste... contre-productive:

(2) UN EX-AGRICULTEUR PRODUCTIVISTE RECONVERTI AU DURABLE
"Hubert Coupart a 50 ans. Il travaille avec sa femme Maryvonne sur leur ferme en élevage laitier intensif depuis plus de vingt ans, investissant régulièrement pour mécaniser leur exploitation et augmenter sa production. "

"C’est l’année 1999 qui marque le grand tournant pour les Coupart. Grosses pertes et chiffres d’affaires en baisse, seront à la base d’une énorme remise en question du système dans lequel ils sont depuis près de 25 ans."

"Lui qui a pendant 25 ans tout fait pour produire plus, se rend compte au travers de ses simulations, que travailler moins, dépenser moins, produire moins et mieux, lui permet de maintenir un revenu équivalent tout en réduisant les nuisances sur l’environnement et en gagnant en autonomie [...] puisque moins dépendants des « marchands », car l’essentiel de l’alimentation de ses vaches est maintenant produite sur sa ferme."

"bientôt, il peut se libérer du temps pour lui, profiter davantage de sa famille tandis que sa femme trouve un travail à mi-temps à l’extérieur. Ils envisagent même de prendre des vacances !"

"Son revenu, [...] non content de s’être maintenu, a même progressé !"

"Il gagne aujourd’hui sa vie grâce au revenu de son travail et non des subventions. On touche là un point essentiel de la dignité paysanne qui est de gagner sa vie par le fruit de son travail et non grâce à une rente."
Copyright CHEMIN FAISANT 2005 Tous droits réservés
source: http://www.cheminfaisant2005.net/Rencontres/Producteurs/Producteur.php?Prod_Id=13
http://www.onpeutlefaire.com/portrait-d-un-agriculteur-productiviste-reconverti



(3) L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE PEUT NOURRIR LA PLANÈTE
"Il est vrai que les agriculteurs qui se dirigent vers une production biologique ont souvent un rendement moins élevé les premières années" mais "la faible différence aujourd’hui entre le rendement de l’agriculture biologique et celui de l’agriculture conventionnelle ne serait pas un problème si les excédents alimentaires étaient redistribués."
source:
http://www.delaplanete.org/IMG/pdf/bio.pdf


D'après Jacques Caplat*, "les rendements de l’agriculture chimique occidentale sont un leurre" puisque ce type de production épuise le capital des sols: "Pour l’instant, les engrais et pesticides permettent [...] de faire illusion. Mais [...] déjà, le point d’équilibre est presque atteint. Quand il sera dépassé, tout le monde prendra conscience que l’agriculture chimique ne peut pas nourrir le monde! De leur côté, les rendements de la bio ne cessent de s’améliorer, grâce aux recherches techniques menées par les paysans eux-mêmes."
*
Chargé de mission à la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France)


"La FAO elle-même, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, constate dans un rapport que l'agriculture bio [...] est capable de nourrir la planète":
http://www.rue89.com/files/20070630rapportfao.pdf
source: http://www.rue89.com/2007/06/30/selon-la-fao-lagriculture-bio-peut-nourrir-la-planete


L’agriculture biologique permet d’améliorer les approvisionnements alimentaires des zones urbaines, grâce aux jardins maraîchers biologiques aménagés en milieu urbain.

En ce qui concerne la sécurité alimentaire, il a été souligné que l’agriculture biologique permettait d'améliorer les apports en nutriments des ménages[...], d’atténuer la famine pendant les urgences alimentaires, [...],d’établir des systèmes alimentaires autonomes, en particulier à l’échelle des ménages.

En ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, il a été souligné que l’agriculture biologique permettait des débouchés dans le domaine de l’emploi [...], de contribuer aux moyens d’existence durables en zone rurale[...], de contribuer à l’amélioration du bien-être social, grâce à des salaires équitables et un travail non axé sur l’exploitation du travailleur.

RAPPORT de la CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ET LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE de la FAO/ 2007-06-30


(4-1) AGRICULTURE FAMILIALE
"Les agriculteurs familiaux de l’Amérique latine tropicale réussissent à produire 20 à 60% plus de manioc, maïs et haricots par hectare que la monoculture de l’agriculture industrielle. Ils créent aussi davantage d’emplois, répartissent mieux les revenus et sont écologiquement plus durables."
http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1186



Dans cette même logique, des mouvements se développent à travers le monde, pour sauver le patrimoine semencier de l'humanité. Là où "l'arche de Noé végétal" en Norvège, concentre et "muséifie" la biodiversité des semences, d'autres considèrent que c'est en distribuant et en cultivant ce patrimoine qu'il peut non seulement être sauvé, mais s'enrichir.

(4-2) VANDANA SHIVA,

 

activiste de l'environnement, physicienne et auteur, est une figure importante de ce mouvement. Avec son ONG, Navdanya, basée en Inde, elle promeut la conservation de la biodiversité, l'agriculture biologique, les droits des paysans, et les processus de préservation des semences.
http://www.navdanya.org/




http://www.dailymotion.com/relevance/search/Vandana_Shiva/video/x179yz_vandana-shiva-vs-ogm_politics


De nouveaux circuits rendent accessibles cette alimentation aux citadins, en dehors de tout circuit industriel.

(5) LES "AMAP" (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)
Les AMAP* sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme à proximité de la ville, ce qui minimise les transports et l’usage d’emballage. Moyennant une souscription payée à l'avance, le consommateur à accès chaque semaine à un panier produits fermiers et en particulier à des légumes frais et sains, de saison, diversifiés (notamment avec remise au goût du jour des variétés anciennes et de terroir), cultivés sans produits chimiques de synthèse, et disponibles à mesure qu’ils mûrissent.

Les AMAP créent du lien social, participent à l'éducation du goût et à la préservation de l'environnement, elles créent une économie locale, sociale et solidaire.




(6-1) MANICHÉE OU LA PACHAMAMA
La ville, dans notre culture manichéenne, dualiste, contemporaine est "noble", et la campagne inconsciemment considérée comme "vulgaire" (vulgus=peuple).

Cette représentation inspire la honte d'appartenir à la terre, d'être un "bouseux"; idéologie manichéenne selon laquelle l'esprit/ tête/ capitale est pur, et le matériel/ corps/ terre est sale.

Le fantasme est de devenir pur esprit/ pure énergie/ pure information, de parvenir à l'illumination urbaine et de se détacher de son corps de terre, la campagne.

Selon cette vision, il faut oublier ses origines de "bouseux", dans un délicat travail d'amnésie collective, pour accéder aux raffinements d'une société qui croit que les poissons sont rectangulaires comme les poissons surgelés, et que les marmottes emballent les tablettes de chocolat. La population, dans la "transe urbaine" d'appartenir "à la haute", n'aspire plus qu'à se détacher de son corps de boue, à détacher son esprit pur de son corps honteux, et dans un effort désespéré pour accéder à l'illumination du "Développement" se dé-capite la tête du corps...

A l'inverse, dans la culture indienne d'amérique la "Pachamama"est la terre-mère, la matrice.

Dans cette cosmogonie comme en Europe au Moyen-âge (jusqu'aux mouvement d' "enclosure" né en Gande-Bretagne) on ne possède pas la terre, on appartient à la terre.

La terre ne peut pas être l'objet d'une marchandisation et d'une propriété juridique (droit romain).

L'appartenance à la terre-matrice est la source de la dignité, et de la responsabilité: "Ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre". Se couper de la terre c'est perdre son âme.


La réalité nous rappelle par l'actualité qu'on vit avec un corps, de terre et de campagnes, qu'on boit de l'eau, qu'on circule avec une source d'énergie, qu'on s'habille avec du tissu, que tout ça vient de quelque part au-delà des vitrines et qu'on ne peut pas s'en passer.



(6-2) MUHAMMAD YUNUS ET L'EXODE URBAIN

Le concept de microcrédit lui a valu le prix Nobel de la paix. Chose particulièrement intéressante dans sa démarche, sa banque, (Grameen banque) n'accorde de microcrédits qu'en zone rurale. C'est une mesure incitative pour rééquilibrer le corps social et inverser le mouvement d'exode rural, et l'entassement dans les bidonvilles, source de paupérisation. Selon Muhamad Yunus, le retour en zone rurale est une condition de l'épanouissement humain, social et économique d'un pays.



En zone péri-urbaine ou à la campagne, de plus en plus nombreux sont ceux qui s'intéressent à la "micro-agriculture biointensive" pour une production alimentaire soutenable et autonomisante:

(7) "MICRO-AGRCULTURE BIOINTENSIVE"
"La micro-agriculture biointensive est un système agricole visant à produire une alimentation complète sur une petite surface tout en enrichissant en humus le sol cultivé. Le but de cette méthode est une production alimentaire soutenable, basée sur un système auto-fertile et autonome en semences.

Avantages:

Elle permet une autonomie alimentaire durable [...] sur une petite surface (440 m² en moyenne pour une autonomie alimentaire totale en régime végétalien et pour une saison de croissance de 6 mois)

Elle enrichit le sol en humus et y permet le développement des êtres vivants associés (champignons, bactéries, vers de terre etc.)
Elle fixe une grande quantité de carbone atmosphérique par unité de surface sous forme d’humus.
Elle ne nécessite aucun outillage onéreux ou énergivore

etc..."

http://www.decroissance.info/La-micro-agriculture-biointensive



Il existe des expriences d'autonomisation alimentaire, y compris pour les villes:

(8) N55
Le studio N55 qui "travaille avec l'art comme partie de la vie de tous les jours", est un bon exemple d'expériences d'autonomisation de toutes sortes. Dans le domaine alimentaire, ils ont développés, une "unité hydroponique d'intérieur" ainsi que des "modules-usine d'agriculture urbaine." Associé au "lombricomposteur", ce type de solutioN est particulièrement intéressant pour ré-introduire des cycles naturels, au service de l'autoomisation des gens, en milieu urbain.
http://www.n55.dk/



(9) AQUAPONIQUE
L'aquaponique (ou aquaponie) est la combinaison de l’hydroponique et de la pisciculture.

C'est la création d'un écosystème simple et complet où les poissons (comestibles) fournissent les nutiments aux légumes, qui à leur tour filtrent l'eau des poissons.

Ça évite toute utilisation de produits chimiques dans le processus de croissance des plantes et réduit considérablement la consommation d'eau.

On objectera qu'en ville on n'a pas le temps de s'occuper d'un potager, et qu'on est bien content de déléguer ça à ceux qui aiment ça...

... bien sûr il faut y trouver du plaisir...

mais si c'est le cas, et que les solutions d'autonomisation et un peu de "décroissance" permettent d'envisager des mi-temps, des 4/5°, pourquoi s'en priver?




(10) CONSOMMER LOCAL bien sûr...

(11) la suite est à inventer...

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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 23:42

Le Rajasthan met le désert au vert

Pierre Prakash pour le journal Libération, le 5 janvier 2004
"Il y a 15 ans, il n'y avait rien ici, juste des terres arides", raconte Kanheya Lal en désignant les cultures qui s'étendent à perte de vue. C'était une zone désertique, la plupart des villageois étaient partis travailler en ville. Or, aujourd'hui, l'eau est revenue, et le village tout entier vit à nouveau de l'agriculture. Personne n'a jamais vu autant d'eau dans cette région". Ces mots résument à eux seuls le miracle que connaît, depuis quelques années, le district d'Alwar dans l'état du Rajasthan, au nord-ouest de l'Inde. En une décennie à peine, le désert a été transformé en une oasis verdoyante et prospère. Un miracle d'autant plus impressionnant qu'il ne doit rien aux technologies modernes, et tout à la résurgence des méthodes traditionnelles de récupération d'eau de pluie. [suite]

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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 22:34
De 1960 à 1963, le psychologue américain Stanley Milgram préoccupé de comprendre comment des gens ordinaires avaient pu perpétrer l'Holocauste, mène une série d'expériences permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs.
Chaque échelon de la hiérarchie transfert aveuglément sa responsabilité personnelle à l'autorité supérieure, qui "sait ce qu'elle fait". C'est un travers de la spécialisation.
Chaque élément qui renonce à sa responsabilité d'humain devient ainsi le maillon d'une grande chaîne qui peut conduire aux pires crimes contre l'humanité.
Ça renvoie forcément à l'actualité, aux degrés de responsabilité, et à l'utilité des "courts-circuits".

La première vidéo présente Milgram et son expérience. C'est en anglais, mais facile à comprendre. Désolé pour les non-anglophones.
La deuxième vidéo, en français, est l'adaptation cinématographique de
l'expérience.
(film "I... comme Icare" de Henry Verneuil, de 1979)








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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 08:19
Un petit clip qui a le mérite de mettre en perspectives les dérives de l'idéologie de contrôle/ surveillance de la population... pour son bien et sa sécurité, évidemment.



A télécharger en bonne qualité avec des sous-titres sur:
http://www.bigbrotherstate.com/


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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 07:06
La rappeuse marseillaise Keny Arkana a sorti un mini-album intitulé "désobéissance civile":




Trop nombreux sont ceux qui ont oublié le passé/ L'histoire de l'Homme, une honte faut-il te le ressasser?
Le monde, une spirale où les mêmes erreurs sont retracées/ A force de cotoyer l'horreur nos coeurs sont devenus glacés
Nous parle que de profit la condition de l'homme effacée/ Mondialisation et concurence sont leur unique phrasé
Les peuples unilateralement écrasés/ La création menacée/ Multinationale et croissance en tracé
Leurs routes sur nos libertés/ Ils ont juré-craché qu'rien n'entravera la leur
A l'heure où les dictatures sont cachées/ A cause de leur profil immédiat l'avenir est gaché
Cette bande d'ingrats ont réduit la planète à un grand marché/ La loi des plus riches et beaucoup crèvent avant d'être âgé
Protestation dite criminelle si tu les as outragés/ Ils mentent lorsqu'ils disent que le mal-être n'est que passager
Et puis s'étonnent quand la nature se rebelle comme un peuple enragé
Disent être transparents alors que de sang leurs mains sont tachées/ Déconseillent fortement d'avoir des idées trop engagées
Accélération de leurs plans depuis que des avions se sont crashés/ Et toi, dis moi dans quel sens au système es-tu attaché
Ils prêchent le blasphème et la vraie lumière se fait lyncher/ Tous nés la corde au cou dans certains pays elle a laché
Parlent de justice alors qu'à la racine ils l'ont arraché/ Les plus gros s'engraissent sur la tête de ceux qui n'ont rien à macher
Voila le monde d'aujourd'hui, parait qu'leur plan a marché/ Ils vendent un progrès technique qui dans le fond a tout sacagé
Parlent d'évolution quand notre humanité s'est fait hachée/ Notre coeur ne bat plus vraiment et notre inconscient est faché
Stress, angoisse, cancer, dépression, notre compte s'est chargé/ Mais on n'cherche pas la cause c'est les effets qu'on aimerait chasser
Philosophie fast-food pour que nos consciences soient terrassées/ Au nom de la dignité humaine
Nous avons dit "assez!"/ désobéissance civile!


Le concept de désobéissance civile s'inscrit dans la lignée d'Étienne de La Boétie, Henry David Thoreau, Hannah Arendt, Mohandas Gandhi. C'est un droit d'après la déclaration des droits de l'homme de 1793:
Article 35. "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
La jurisprudence dans le cadre du procès de Maurice Papon a affirmé l'existence d'un devoir de désobéissance .

On peut  rappeler également sur ce thème l'expérience de Milgram:
de 1960 à 1963, Milgram mène une série d'expériences, permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques.


"Ils ne sont grands que parceque nous sommes à genoux" Etienne de la Boétie.


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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 23:56

Le "court-circuit" est parfois de se passer de ce qu'on croit indispensable, et qui est en fait la source des problèmes:

Vaccins: mais alors on nous aurait menti est le titre d'un petit ouvrage  de  Jean-Pierre JOSEPH. Il soulève une question grave totalement méconnue en France: celle de l'efficacité et de la dangerosité des vaccins.


Le texte intégral
(quelques pages, c'est très vite lu) se trouve là:
http://dl.free.fr/muz6yGUM7/vaccins-mais-alors-on-nous-aurait-menti.doc


"Cet ouvrage se contente de rassembler des dizaines de citations scientifiques et professionnels de la santé."

 

"Alors que la quasi-totalité des pays d'Europe a supprimé les vaccins obligatoires, la France (1er pays producteur mondial de vaccins), en a maintenu 4, malgré les protestations de millions de scientifiques de tous bords, criant à l'empoisonnement collectif, devant leur dangerosité, et surtout leur inefficacité.
Voilà plus de 20 ans, que des médecins, biologistes, etc., du monde entier, tentent d'alerter les pouvoirs publics pour leur donner des informations extrêmement graves concernant les vaccins."

Chacun se fera son idée, ou approfondira la recherche. Je trouvais que la question valait le coup d'être posée.

 


 

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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 00:34
Voilà un "court-circuit" intime et politique à la fois:
La démarche personnelle de Ghislaine Lanctot l'a conduite en prison où elle se trouve actuellement pour avoir refusé de payer l'impot fédéral au Canada.

Elle-même médecin, elle avait, dans les années 90, écrit un livre intitulé "la mafia médicale" à la suite duquel elle s'était fait radiée de l'ordre.
La démarche de fond est très intéressante, et fait réfléchir, éventuellement...


 




 

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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 23:38

"Que ferai-je avec la peur? Le temps ne s'arrête pas.
Les espaces-temps sont à nous. Sors dans la rue prendre ce qui est à toi. Il est l'heure."
texte inscrit sur un panneau dans un coin de la cour de La Gomera. (traduction AC!)


 

En France on dirait qu'il s'agit d'un "squat politique", mais ils ne veulent pas être appelés des "squateurs". Ils ne ressemblent pas non plus à des hippies. Juan, qui m'ouvre la porte n'a pas non plus l'air d'un anarchiste: il n'a ni l'air agressif,ni vêtements noir, ni têtes de morts.

"La Gomera est un "espace communautaire" du quartier Barracas de Buenos Aires: on y expérimente l'auto-gestion et la solidarité depuis maintenant 5 ans.


"Tout le monde a plus ou moins la même vision. On a pas un plan. On discute les choses en les faisant. [...] On part de l'autogestion, de l'autonomie, [...] on ne sait pas si c'est le modèle universel à appliquer, mais c'est ce qu'on fait pour l'instant et qu'on concrétise.
L'idée est d'arrêter de dépendre un peu du marché et des structures en place.
On construit les nôtres."


Il accueille un cinéma communautaire de quartier qui propose des films pour enfants, des soirées jazz, blues ou rock, des cycles thématiques. En ce moment une rétrospective est consacré à Jean Cocteau, et ce soir passe Paranoïd Park de Gus Van Sant, Le cinéma est en partie financé par les commerçants du quartiers qui soutiennent la démarche, pour le reste, la contribution est libre.


Une part importante de l'activité de la Gomera est l'édition de livres. Il y a une imprimerie. Seules les couvertures sont faites à l'extérieur, quand ils ne les font pas eux-même en sérigraphie. Ils publient des livres qui leur ont plu: on trouve parmi leurs livres un recueil de poèmes, des nouvelles de Cortazar, des petits contes pour enfants ou un livre sur l'auto-gestion...


Un studio d'édition vidéo remplace la radio communautaire qui a été déménagée dans un autre espace communautaire: "la ronca".


Dans un coin de la cour, une porte donne sur un atelier de menuiserie.


La bibliothèque communautaire se trouve quelques rues plus loin. A l'entrée, sur un présentoir, on peut apercevoir "une société sans école" de Ivan Illich, ou un ouvrage sur le mouvement zapatiste,On y retrouve bien sûr les livres édités par la Gomera, et outre les rubriques classiques d'une bibliothèque, une section est consacrée à l' éducation populaire.


"Notre lutte est bonne, mais notre échec est meilleur,
rien de ce qu'on a fait ne se perd, et toujours, quelque part,
recommence le combat."
(écrit sur le mur extérieur de "la gomera".)

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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 17:14
Woo../ I'm ahead, I'm a man/ I'm the first mammal to wear pants, yeah /
I'm at peace with my lust / I can kill 'cause in God I trust, yeah / It's evolution, baby

I'm at piece, I'm the man / Buying stocks on the day of the crash / On the loose, I'm a truck
All the rolling hills, I'll flatten'em out, yeah / It's herd behavior, uh huh / It's evolution, baby

Admire me, admire my home / Admire my son, he's my clone / Yeah, yeah, yeah, yeah
This land is mine, this land is free / I'll do what I want but irresponsibly / It's evolution, baby

I'm a thief, I'm a liar / There's my church, I sing in the choir: hallelujah hallelujah

Admire me, admire my home / Admire my son, admire my clones /
'Cause we know, appetite for a nightly feast / Those ignorant Indians got nothin' on me
Nothin', why? / Because, it's evolution, baby!

I am ahead, I am advanced / I am the first mammal to make plans, yeah
I crawled the earth, but now I'm higher / Twenty-ten, watch it go to fire
It's evolution, baby / Do the evolution / Come on, come on, come on
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 17:06

En Argentine, l'histoire des quartiers et du pays se raconte en peinture, sur les murs de la ville: ce sont les "muraux" (los murales).

Hector a décidé d'en faire une démarche collective: quand on lui demande ce qu'il va peindre sur le mur qu'il a choisi, il répond: "qu'est-ce qu'ON va faire". Il appelle ça faire de la "promotion culturelle".

L'artiste s'efface et les gens s'approprient leur histoire et leur culture collective en construisant l'oeuvre collectivement: art de la rue, collectif et populaire.


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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 00:54

Le projet "ojala!" de l'association consiste à envoyer son envoyé spécial errer en amérique latine à la découverte des "courts-circuits" de là-bas. Confronté depuis de longues décennies à la violence de l'idéologie du Développement, l'amérique latine a porté dans la douleur de nombreuses ré-appropriations: entreprises récupérées en argentine, mouvement des sans-terres au brésil, zapatisme au mexique, lutte des peuples originaires pour leur survie et celle de leur culture, communautés de paix en colombie, et la multitude des humbles ré-appropriations anonymes, mille autres mondes possibles. Ce continent porte aujourd'hui en lui les germes pour re-construire un monde humain, solidaire, chaleureux... et à l'association "courts-circuits" on trouve que ça inspire, que ça donne la foi et l'espérance.

La rubrique "ojala!" raconte le voyage du gus errant de l'association. Les courts-circuits croisés en chemin sont à découvrir dans la rubrique "fil conducteur".


Moi, moi, moi. A la demande d'une cousine en colère, j'ajoute un article sur moi, mon égo, et ma petite personne plongés dans l' "expérience humaine" du voyage.



Le congrès de l'ANTA m'avait conduit à La Falda, bourgade touristique sans charme, au milieu d'un paysage magnifique. J'aurais voulu randonner par les montagnes en direction de Cosquin, un village voisin, mais les vaches ayant mal fait leur travail, je n'ai trouvé aucun sentier. Il m'a fallu revenir sur mes pas vers La Falda où j'ai pris le chemin de Cosquin, pour rejoindre ensuite Cordoba. La nuit passée à camper dans les hauteurs était malgré tout agréable, et le réveil rafraîchissant: un fermier à cheval, bourru comme il faut, est venu me demander ce que je faisais là. Il est reparti, comme il est arrivé, traversant en quelques minutes la montagne que j'avais mis la journée de la veille à parcourir.


Au village de cosquin, un ancien m'a spontanément proposé de me conduire en moto jusqu'à une bonne auberge de sa connaissance, un peu plus éloignée, si je ne trouvais pas de place disponible dans le quartier. Il y avait de la place. L'auberge était miteuse, sale, et le maître des lieux et sa fille plutôt gentils mais inquiétants.


Cette fois j'ai pris le bus jusqu'à cordoba. Armé de mon petit plan de l'office du tourisme, j'ai continué à marcher. Chercher une auberge est une bonne occasion d'arpenter la ville un peu au hasard mais là, les heures de marche des jours précédents commençaient franchement à se faire sentir, un peu partout.


Dans les auberges on rencontre un peu tout le monde un scientifique avec son contrôle mental, un journaliste amoureux de la cuisine, une Barbie et son Ken, une grand' mère en vacances, un peintre-graphiste, un jeune cuistot qui fête ses 19 ans loin de sa famille, un américain linguiste qui fuit l'inculture de son pays, une vétérinaire qui cherche un appartement pour ses chiennes, une équipe d'avocats footballeurs...etc


A cordoba j'espèrais découvrir un "squat politique" mais après une recherche plus approfondie, il s'avère qu'ils ne sont pas à Cordoba même, mais dans la province. Pas grave, j'irai rencontrer directement ceux de Buenos Aires. En attendant la ville de Cordoba me plait beaucoup. C'est une mosaïque de petites façades baroques anciennes, peintes, et de petits commerces. Ça construit de partout mais on voit encore des "cartoneros" circuler dans la ville en cariole pour collecter leurs cartons.


L'auberge est agréable et intimiste. Je visite la ville avec Brandon le linguiste américain. Une excursion dans les montagnes environnantes se transforme en une journée à manger du gulash et à boire des bières en parlant de l'état du monde, dans un affreux village touristique en carton-pâte.


En argentine, le moyen de transport est le bus, de nuit pour les grandes distances, avec une bonne cinquantaine d'entreprises possibles pour un voyage entre deux villes importantes.


5 mai, je suis de retour à Buenos Aires pour rencontrer mes "squatteurs" et peut-être voir les "asentamientos" de la périphérie où des gens occupent des terrains pour les cultiver et y construire leur maison. Cette fois-ci l'hostel est un peu trop industriel, et surtout trop plein de touristes anglophones: on n'entend plus parler espagnol, on ne voit plus circuler le "maté" de main en main...


Le maté est la boisson nationale: c'est une sorte d'infusion. On met l'herbe dans l'espèce de tasse, on verse l'eau chaude avec l'inévitable thermos, puis on aspire le liquide infusé avec une sorte de paille, la "bombilla", qui filtre l'herbe. C'est avant tout une boisson sociale: un maté ça se partage, c'est un rituel, ça se discute, amer ou sucré, avec ou sans "palo", ça s'échange. Pas de pudeur hygiéniste, tout le monde boit à la même paille.

Par un gus - Publié dans : OJALA!
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 00:27

par André Maltais

L’appauvrissement global tel est le souvenir que laissera la fin du 20e siècle ouverte par la crise de la dette des années 1980 et l’écroulement des prix des matières premières. »

Cet appauvrissement global, Michel Chossudovsky l’explique en long et en large dans la nouvelle édition de son best-seller intitulée « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial ».

Depuis 25 ans, écrit l’auteur, le FMI et la Banque mondiale ont appliqué la même médecine à plus de 150 pays avec, comme conséquence, que l’économie mondiale est « poussée dans l’abîme ».

Cela a d’abord commencé dans les pays « en développement » avec l’imposition des premiers PAS (programmes d’ajustement structurel) du FMI. Avec la chute du régime soviétique, les pays de l’Est et la Russie sont ensuite passés dans le collimateur, suivis, lors de la crise de 1997-1998, par les « tigres asiatiques » (Indonésie, Thaïlande, Malaisie et Corée du Sud).

Les PAS détruisent sciemment l’économie intérieure et le pouvoir d’achat des populations locales pour mieux perpétuer un endettement et une dépendance économique qui rapportent infiniment aux grandes banques et multinationales occidentales.

De 1970 à 1997, nous apprend Michel Chossudovsky, la dette extérieure de l’ensemble des victimes du FMI est passée de 65 à 2000 milliards de dollars!

La « solution » à la crise de l’endettement est en réalité la cause de cette même crise : les pays endettés exportent pour rembourser leurs dettes, mais doivent baisser le prix de leurs produits parce qu’ils sont en concurrence avec tous les autres pays endettés. Cette baisse sans fin augmente leur endettement.

Selon l’auteur, même le « marché libre » n’existe plus. Il n’est plus désormais qu’une idéologie « qui soutient une forme nouvelle et brutale de l’ interventionnisme d’ État qui repose sur la manipulation délibérée des forces du marché. »

L’appauvrissement massif des trois quarts de l’humanité pèse ensuite sur l’économie de l’Occident en contractant la demande globale à l’importation, provoquant délocalisations, fusions et fermetures d’entreprises qui, à leur tour, appauvrissent les populations des pays riches et diminuent leur pouvoir d’achat.

On assiste alors à l’échelle mondiale, nous dit Chossudovsky, à une hausse de l’offre (surproduction) en même temps qu’à une baisse de la demande (sous-consommation), ce qui entraîne toujours plus de concentrations d’entreprises, perte d’emplois, pauvreté … et guerres !

Le lien entre le FMI et la guerre est très étroit. Cette dernière, comme en ex-Yougoslavie, « détruit ce qui n’a pas été démantelé par la déréglementation, la privatisation et la libéralisation du commerce ».

Chossudovsky explique que « depuis le début des années 1990, les grandes réformes entreprises dans les pays membres de l’OCDE renferment nombre d’ingrédients des PAS appliqués dans le tiers-monde et en Europe orientale » à cause du phénomène de conversion en dette publique des pertes des grandes sociétés et banques occidentales.

Il montre que les destinataires des subsides gouvernementaux ne sont nul autres que les créanciers des gouvernements de telle sorte que l’État finance son propre endettement et aide les institutions financières privées à l’influencer sur le contrôle des ressources publiques.

Chossudovsky consacre un nouveau chapitre de son livre à la manipulation des chiffres qui amène la Banque mondiale (et tous les instituts de recherche et milieux universitaires qui utilisent ses données les yeux fermés) à affirmer qu’une minorité de la population mondiale est pauvre.

La Banque mesure la pauvreté à partir d’un revenu inférieur à un dollar par jour. Chossudovsky réfute ce critère basé sur le seul revenu alors que, suite aux réformes du FMI, les prix des denrées de première nécessité montent en flèche sur les marchés intérieurs pour rejoindre ceux des grandes villes occidentales.

Pendant ce temps, les pays occidentaux calculent leur pauvreté selon les besoins d’un ménage pour combler ses besoins essentiels. Ainsi, les États-Unis déclarent 16,9 % de pauvres alors que, soumis aux calculs de la Banque mondiale, le Mexique n’en compterait que 10,1 % et toute l’Amérique Latine 19 % !

L’indice de pauvreté humaine du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) véhicule lui aussi des taux de pauvreté aussi absurdes que 10 % et 11 % pour le Mexique, la Colombie et la Thaïlande.

Selon Chossudovsky, avec plus de 60 % de la population latino-américaine en proie à une alimentation déficitaire en calories et protéines, nous avons un indicateur autrement plus sérieux!

L’auteur dénonce également le « visage humain » de la Banque mondiale et du FMI qui proclament que l’aide sera désormais octroyée aux seuls gouvernements qui s’engagent à « lutter contre la pauvreté. »

En réalité, nous dit Chossudovsky, la lutte anti-pauvreté du FMI consiste à remplacer les programmes réguliers des ministères touchant l’ensemble de la population par des programmes destinés aux « vrais pauvres ».

Ces nouveaux programmes, ciblés sur une région, un groupe ethnique ou un métier, sont confiés à des ONG internationales, dépouillant davantage les États de leurs fonctions sociales et augmentant la dépendance des pays envers l’aide internationale.


Publié dans : LES TOURS DE BABEL
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 00:17


Publié dans : ERRANCES
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 01:08

court-circuits rencontrés les 8 avril et 9 avril 2008

 

"Je crois qu'ici, avec cette lutte, l'objectif c'est de récupérer des valeur perdues de la partie humaine. L'alternative pour moi est celle-là. Le fait de "récupérer" est une démarche solidaire, c'est quelque chose de très bon pour l'être humain: apprendre à entrer en relation avec les autres, à s'ouvrir aux autres, ne pas se refermer sur soi et obtenir chacun les choses pour soi-même. C'est une vision plus large de l'être humain[...]." jorge

Le mouvement d'autogestion, incarné en particulier par les entreprises récupérées pose les bases d'un nouveau modèle d'organisation solidaire. Toutes les entreprises autogérées me semblent pourtant confrontées au même problème: elles doivent "faire avec" le milieu capitaliste dans lequel elles apparaissent où seule la croissance à de la valeur. L'Etat n'accorde généreusement ses subsides et son attention qu'aux "monstres" industriels, pour en faciliter la croissance et en faire des machines de guerre économiques. Elles héritent cependant d'un outil industriel, qui nécessite des investissements à cette échelle pour renouveler leur technologie ou leur infrastructure. Il y a là un noeud difficile à résoudre.

 



les coopératives Brukman et BAUEN
sont des symboles des "entreprises récupérées" et autogérées. Elles racontent l'histoire de gens ordinaires qui se battent pour une vie et un travail digne. La première est une fabrique de confection textile, avec une grande majorité de femmes, la seconde est un hôtel. Les entreprises récupérées sont une nécessité pour les gens qui les habitent, avant d'être des utopies et des alternatives.

les ouvriers arrivent un matin dans des locaux déserts, une entreprise abandonnée par ses dirigeants, endettée, avec des mois de salaires non payés, et pour ceux qui ont plus de 35ans la promesse de ne plus retrouver de travail, de ne plus subvenir au besoin de leur famille et de connaître la faim. Quelques uns décident de dormir dans les lieux, de peur que les dirigeants ne profitent de la nuit pour récupérer le matériel et les machines.

le lendemain, les travailleurs présents se réunissent en assemblée. Un noeud dans l'estomac, une minorité décide d'occuper les lieux. Les autres, résignés, rentrent chez eux. Ce n'est pas une idéologie qui anime ceux qui restent mais la nécessité de garder un travail. Aucun d'eux n'est militant.

"Il y a une solitude terrible dans ce processus." marcello

"Je pensais qu'on en sortirai pas mais on en est sorti, ça donne de l'espérance. Il faut avoir la foi et l'espérance." jorge

 



les débuts sont durs, sans chauffage, il fait froid et faim, les coupures d'électricité sont fréquentes, ils se barricadent. Ils ont toujours les outils de production et le matériel. Il y a parfois des travaux importants à effectuer mais l'idée germe peu à peu dans les esprits de relancer la production, de reprendre du service. La question est posée ouvertement: "est-ce qu'on meurt de faim ou est-ce qu'on travaille?" La décision est votée en assemblée et l'entreprise reprend son activité. Il faut trouver des clients. Des commissions sont créées en assemblées pour chaque tâche distincte. Plus besoin d'une entité supérieure. Les "compagnons" découvrent qu'ils peuvent s'occuper d'eux-même, qu'ils n'ont besoin de personne au-dessus de leur tête pour leur dire ce qu'ils doivent faire.

"Travailler sans patron peut se faire. On l'a fait. Une entreprise sans travailleurs n'existe pas. Le travailleur sait où commence le travaille et où il s'arrête. Un patron rentre l'argent et point. Il ne connaît pas le travail. Tout ce qui l'intéresse c'est de vendre le produit. Ils ne savent pas comment on fait le produit. Nous on sait tout, du début à la fin."
delicia

les anciens propriétaires obtiennent des avis d'expulsions. La police intervient et la solidarité s'organise avec les voisins des assemblées populaires, les "cacerolazos"**, les étudiants et universitaires, les "piqueteros***", et des militants. Les marches populaires défilent dans la rue pour s'opposer aux expulsions. Les compagnons finissent par ré-intégrer les lieux.

Ils sont éxpulsés une deuxième fois, puis une troisième fois, violemment, avec gaz lacrymogène et balles de caoutchouc, balles de plomb, coups.

Les ouvrières de Brukman installent les tentes sur la place, à côté de leur entreprise. Elles s'arment de patience et de courage. Leurs familles les soutiennent. De temps en temps on leur envoie des provocateurs à 2 ou 3 heures du matin pour briser leur résistance. Elles tiennent bon. Au bout de huit mois, elles peuvent ré-intégrer les lieux. Elles ont obtenu l'expropriation de l'ancien patron. Les locaux appartiennent à l'Etat, les machines aux ouvrières.

les travailleurs de l'hotel BAUEN ont fait appel immédiatement. La procédure d'expulsion est interrompue, en attente d'un jugement, quelque part dans une pile de dossier. Voilà cinq ans que l'entreprise fonctionne en auto-gestion mais cette réalité peut être balayée du jour au lendemain. Impossible de savoir si demain la police viendra à nouveau les expulser.

la situation reste précaire. Quand l'entreprise est prospère c'est le statut juridique qui est fragile. Les entreprises ont généré des emplois, mais elles ont besoin de faire des travaux, d'investir dans de nouvelles machines. L'Etat qui verse des subsides colossaux aux géants leur refuse le petit capital ou la décision de justice qui leur permettrait de se fortifier.

 

"Si c'est un processus dignifiant, au jour le jour c'est une lutte difficile. [...] On a appris peu à peu. Parfois on se rend compte qu'on reproduit des schémas patronaux." marcello

"Pour moi c'est ça l'objectif d'une entreprise récupérée: élargir la vision des gens." jorge

* les "entreprises récupérées": Les PAS (Plans d'Ajustement Structurel) du FMI (Fond Monétaire International) ont conduit l'argentine à la faillite. En bon élève, l'argentine a privatisé et ouvert ses marchés à la concurrence internationale. En 2001 les capitaux étrangers se sont brutalement retirés. La monnaie s'est effondrée, les banques ont fermé leurs portes aux épargnants, et le pays a été plongé dans une grave crise économique. Le pays s'est soulevé au cri de "que se vayan todos!" ("qu'ils s'en aillent tous!"), adressé au dirigeants politiques qui avaient vendu le pays aux multinationales et aux chefs d'entreprises qui avaient spéculé avec leurs vies. Les gens se sont organisés en assemblées populaires, ont récupéré des entreprises abandonnées pour se réapproprier leur travail et leur dignité dans un grand mouvement d'auto-gestion.

**les "cacerolazos": sont des gens ordinaires qui descendent dans la rue armés de casseroles sur lesquelles ils tapent pour manifester leur mécontentement.

*** les piqueteros sont des chomeurs qui organisent des barrages pour bloquer les axes commerciaux,  empêcheurs de tourner en rond d'un système qui les met à la rue puis les oublie au bord de la route.

Publié dans : FIL CONDUCTEUR
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