Un court-circuit est un contact entre deux conducteurs. Il entraîne le passage direct du courant au plus court, d'un conducteur à l'autre au lieu de traverser le reste du circuit. Son unité de mesure est l'Homme.

Dans quelque domaine que ce soit la perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à enlever. Antoine de Sait-Exupéry



Mardi 15 juillet 2008
Une conférence passionnante sur la revitalisation des sols de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, microbiologiste des sols, qui permet de comprendre un peu mieux ce qui se passe dans nos assiettes, et au-delà, de la santé en passant par les inondations et la désertification simultanée de la planète.
Claude Bourguignon a d'abord travaillé à l'INRA (Chaire d'agronomie) où ses travaux (méthode de mesure de l’activité biologique des sols) ont suscité peu d'intérêt, voire le rejet. Voyant par ses relevés d’activité biologique que les sols cultivés en labour avec des apports d'engrais chimiques et de pesticides perdaient leurs populations microbiennes et fongiques, et mouraient en perdant aussi leurs nutriments et en s'érodant de manière accélérée, il est devenu un des promoteurs, développeurs et spécialiste des techniques de restauration et préservation des sols agricoles par des techniques respectueuses de la vie du sol et de son fonctionnement en tant qu'agro-écosystème complexe.
source: wikipedia



















publié dans : FIL CONDUCTEUR
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 4 juillet 2008
Le docteur André Gernez en découvrant avec son équipe les mécanismes réels de division cellulaire ouvre la porte à la guérison de nombreuses maladies dégénératives, et à une prévention réelle et efficace du cancer.
Après une courte reconnaissance de sa découverte, elle est étouffée. L´opinion public passe à côté.
En 2006, le docteur André Gernez produit cette vidéo autobiographique intitulée « Le scandale du siècle », oú l´on découvre comment les découvertes scientifiques peuvent être étouffées si elles contrarient les petites oligarchies en place ou si ces découvertes ne présentent pas d´intérêt financier... au détriment des vies humaines.

C'est un peu long, mais ça vaut le coup.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gernez







publié dans : LES TOURS DE BABEL
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 4 juillet 2008

Voila une vidéo très bien faite qui explique de maniere simple et digeste d´oú viennent les objets qui nous entourent, leur histoire (extraction, distribution, consommation, élimination) les coûts cachés, humains, environnementaux.
Les courts-circuits de réappropriation sont a inventer.


publié dans : LES TOURS DE BABEL
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 25 juin 2008

Cet article est une simple mise en perspective d'informations glanées de-ci de-là au cours de l'année passée sur la question alimentaire, nourrit aussi de mes courtes expériences au Burkia Faso et en Argentine (conflit paysan). Les recherches m'ont peu à peu conduit à découvrir un tableau assez sombre de la situation alimentaire mondiale, et en même temps beaucoup d'espoir face à la simplicité et la beauté des solutions "courts-circuits".

Ce n'est pas le travail d'un journaliste, et surtout pas celui d'un spécialiste, mais plutôt d'un dilettante volontaire. Il n'a surtout pas non plus la volonté d'être "objectif", juste le plus honnête possible.

Les idéologies politiques, beaucoup de cynisme, et les intérêts économiques ont construit un édifice alimentaire mondial qui ne tient plus que par le volontarisme acharné de quelques uns, et l'indifférence de la majorité passive, nous-mêmes.


(1) CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE
"Blé, maïs, riz, lait, pâtes... les denrées alimentaires de première nécessité connaissent une flambée des prix ces derniers mois. Spéculation, désorganisation des filières de production, les raisons sont nombreuses. Elles aboutissent à une situation alimentaire de plus en plus critique pour de nombreuses populations défavorisées. Des émeutes de la faim, parfois violentes et mortelles, ont éclaté à travers le monde entier."
http://www.rfi.fr/actufr/pages/001/page_312.asp


(1-1) LES CAUSES CONJONCTURELLES
De mauvaises récoltes, dues en partie aux changements climatiques, aux prix élevés des carburants, à la demande croissante en provenance de Chine, d’Inde, du Brésil et de Russie, à la crise du crédit et à une spéculation de replis sur les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, aux mesures de protection de certains pays, et à la production croissante d'agrocarburants:


(1-2) LE CAS DES  AGROCARBURANTS NÉCROCARBURANTS
D'après l’institut de recherche IFPRI ils sont à l’origine de 30% de la récente inflation des prix alimentaires.

LA DEMANDE EN AGROCARBURANTS
"En 2003, les principaux pays occidentaux ont engagé des plans ambitieux de développement des agrocarburants. Depuis lors, les études se sont succédées qui, pour l’essentiel, en ont démenti l’intérêt environnemental. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’ONU, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Chambre des communes britannique ont produit des rapports à la tonalité critique, ainsi que nombre d’articles scientifiques."
http://www.amisdelaterre.org/-Agrocarburants-.html


BONNE CONSCIENCE EUROPÉENNE
"D’ici 2020, 10% des carburants utilisés par les Etats membres pour le transport devront provenir de biocarburants. Ainsi l’a décidé l’Union européenne. Et pour répondre à cette forte croissance de la demande, l’UE devra importer des biocarburants des pays en voie de développement, fabriqués à partir de canne à sucre et d’huile de palme." (Hervé Kempf)
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?rubrique260


VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME
En Colombie, le président Bush vient de conforter ses alliances historiques avec le président Uribe qui veut faire de la Colombie LE pays producteur de biocarburant avec les palmiers à huile.

"Le développement du palmier à huile va de pair avec la destruction à grande échelle des forêts tropicales humides et s’accompagne de graves violences et de violations des Droits Humains.

En Colombie, des ONG internationales ont consigné 113 meurtres ainsi que des expulsions dans les bassins des rivières Curvaradó et Jiguamiandó (région de Chocó) menées par des paramilitaires qui travaillent avec les entreprises palmicultrices, en vue de s’emparer des terres qui appartiennent légalement aux communautés afro-colombiennes.

De nombreuses ONG ont documenté ces exactions et ont condamné ces violations des Droits Humains."
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article4622


"CRIME CONTRE L'HUMANITÉ"
Jean Ziegler, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation explique:
La surface agricole sur terre est plus ou moins fixe.
Si on utilise plus de surfaces pour les biocarburants, on en a moins pour les produits alimentaires. Du coup, les prix de ces produits alimentaires pour les humains augmentent.
(AFP/FABRICE COFFRINI)
http://www.lepost.fr/article/2007/10/11/1034745_biocarburants-c-est-une-catastrophe-totale-pour-les-affames-du-monde.html


"Quand on lance, aux États-Unis, grâce à six milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant"
Jean Ziegler
http://cosmauxpolis.blogspot.com/2008/04/citation-de-la-semaine-biocarburant-un.html


Jean Ziegler n’a pas hésité à parler d’un « crime contre l’humanité qui est commis lorsque l’on convertit un sol productif pour l’alimentation en terre à produire du biocarburant »."

Il a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a augmenté tous les ans depuis 1996 pour dépasser les 850 millions, alors que l’on estime que la Terre pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit deux fois la population mondiale actuelle. En réponse à l’argument selon lequel le nombre d’affamés n’a en fait pas augmenté, en chiffres relatifs par rapport à la croissance de la population mondiale, l’universitaire suisse a répondu: « Je n’accepte pas ce raisonnement car un enfant qui meurt de faim n’est pas une statistique ».
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1394.php


Jean Zigler, rapporteur auprès de l'ONU ( 60.000 fonctionnaires ) pour les questions de ressources alimentaires vient de publier aux Editions Fayard un livre traduit en 14 langues, intitiulé : l'Empire de la Honte. Editions Fayard

http://www.dailymotion.com/relevance/search/l%2527Empire%2Bde%2Bla%2BHonte/video/x3y1f_lempire-de-la-honte-jean-ziegler_business




BIO-CARBURANTS PLUS POLLUANTS QUE LE CARBURANT CLASSIQUE
"selon une étude récente, si on prend en compte tout le circuit de production (de la graine au carburant), un litre d'agrocarburant produit 2 fois plus de CO2 qu'un litre de carburant "classique"... "
source: Magalie Rivière, environnementaliste,


PROMESSES D'UN FUTUR RADIEUX: LA 2° GÉNÉRATION
Bien sûr, pour devancer les critiques, les industries de la bio-technologie promettent déjà des bio-carburants de 2° génération qui eux seront tellement mieux et beaucoup plus commodes...



Face à la crise alimentaire mondiale, de nombreuses associations ou organismes voient pourtant dans le libéralisme économique, imposé aux pays endettés par le FMI et la Banque Mondiale, la cause de fond de la situation de crise alimentaire mondiale:

(1-2) LES CAUSES STRUCTURELLES: L'IDÉOLOGIE NÉO-LIBÉRALE
Les PAS (plans d’ajustement structurel) ont été imposés par les institutions de Bretton Woods aux pays du Sud dans le contexte de la crise de la dette du début des années 1980. Ces mécanismes, tout droit issus de l’idéologie néolibérale, englobent l’ensemble des secteurs des sociétés visées.
par Eric De Ruest sur http://www.cadtm.org/spip.php?article3269
(CADTM: Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde)


MONOCULTURE ET DÉPENDANCE
En effet, pour les théoriciens du néolibéralisme, la mondialisation déploiera l’ensemble de ses bienfaits quand
chaque région produira ce en quoi elle excelle et laissera donc le soin aux autres régions de produire la majorité de ce dont elle a besoin. C’est en substance la théorie des avantages comparatifs datant de 1817.

Plus simplement, un pays reconnu comme étant particulièrement adapté à la culture du cacao doit renoncer à produire les céréales, les huiles végétales, les légumineuses nécessaires à l’alimentation de base de ses habitant(e)s et doit échanger sur le marché mondial sa production contre tout ce qui lui manque. Il s’agit donc de se couper des cultures vivrières séculaires et essentielles à la souveraineté alimentaire des peuples pour se plier aux jeux des économistes. Jeux dangereux qui ont montrés leurs limites très rapidement et dont on peut contempler toute la déraison à travers les échecs observés dans de nombreux pays ( Haïti, le Sénégal, le Burkina Faso, etc.). Dangereux car ignorants la destruction de la biodiversité au profit des monocultures d’exportations, ignorants aussi les impacts écologiques désastreux des transports nécessaires pour toutes ces marchandises.


LA VIOLENCE STRUCTURELLE DU LIBRE-ÉCHANGE
Dans de nombreuses régions du monde, la
prospérité en milieu rural à connu un déclin, entraînant une explosion du nombre de paysans obligés de migrer vers les villes.

Un milliard et demi d’entre eux vivent actuellement dans des bidonvilles, disposant de trop peu de revenus pour pouvoir vivre décemment. (...)
http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1186


L’appel à la libéralisation des marchés agricoles est basé sur le postulat qu’il est préférable d’importer des aliments bon marché de l’étranger plutôt que de produire localement a un coût plus élevé.
Dans l’économie de marché néolibérale, les règles du jeu sont déterminées par les producteurs les plus compétitifs et quelques distributeurs puissants.


"Depuis 25 ans, écrit l’auteur, le FMI et la Banque mondiale ont appliqué la même médecine à plus de 150 pays avec, comme conséquence, que l’économie mondiale est « poussée dans l’abîme ».
La « solution » à la crise de l’endettement est en réalité la cause de cette même crise : les pays endettés exportent pour rembourser leurs dettes, mais doivent baisser le prix de leurs produits parce qu’ils sont en concurrence avec tous les autres pays endettés. Cette baisse sans fin augmente leur endettement.

"LES AFFAMEURS" par André Maltais à propos du livre de Michel Chossudovsky « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial ».
Sources : http://www.lautjournal.info/autjourarchives.asp?article=2092&noj=234


Contre toute logique, la crise alimentaire mondiale n'est pas pour les institutions internationales, l'occasion de remettre en cause les politiques néo-libérales:



publié dans : LES TOURS DE BABEL
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 25 juin 2008


SOMMET DE LA FAO (Food and Agriculture Organization de l'ONU)
"Les Etats-membres de la FAO ont bouclé dans la douleur, jeudi 5 juin 2008 à Rome, le sommet international sur la sécurité alimentaire. Les pays s'engagent à réduire de moitié le nombre de personnes sous alimentées dans les sept années qui viennent..."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67166.asp / par Myriam Berber
Article publié le 06/06/2008 Dernière mise à jour le 06/06/2008 à 18:28 TU

mais,

"dans le même temps, la déclaration encourage la communauté internationale à continuer ses efforts pour libéraliser le commerce international en réduisant les barrières à l’exportation et les politiques qui perturbent les marchés.
C'est ce que voulaient notamment voir figurer les Etats-Unis et l'Union européenne et c'est donc un échec pour tous les pays qui s'y opposaient, en particulier les Etats d’Amérique latine."
Article publié le 06/06/2008 - www.rfi.fr
/ David Baché


"Jean Ziegler : C'est un échec total, c'est extraordinairement décevant, et très inquiétant pour l'avenir des Nations unies. [...] le résultat de cette conférence est totalement scandaleux : l'intérêt privé s'est imposé, au lieu de l'intérêt collectif. Les décisions prises à Rome risquent d'aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre."
Propos recueillis par Laura Marzouk / Le Monde:
Vendredi 6 Juin 2008
http://www.seneweb.com/news/article/16772.php


(2) LES MULTINATIONALES DE L'AGRO-CHIMIE ET LA "RÉVOLUTION VERTE"
Les institutions internationales
qui imposent le néo-libéralisme au monde s'attachent à soigner les symptômes et pas les causes profondes.
Elles en arrivent donc logiquement à essayer de résoudre la crise mondiale par les causes-mêmes de la crise.
La crise devient pour elles une occasion de conquète de nouveaux marchés pour les multinationales de l'agro-industrie chimique, derrière le nom trompeur de "révolution verte".



"La révolution verte est une politique de transformation des agricultures des pays en développement (PED) ou des pays les moins avancés (PMA), fondée principalement sur l'intensification et l'utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements.
[...]
La révolution verte a marqué une étape décisive dans la constitution d'un marché agronomique mondialisé. Des groupes de recherche internationaux, souvent financés par les fondations d'entreprises multinationales (Rockefeller, Ford), en ont été à l'origine. L'émergence de ces nouveaux marchés dans le domaine des semences, des engrais ou des pesticides ont principalement profité à des entreprises agro-pharmaceutiques basées aux États-Unis.
[...]
Cette révolution a de nombreux effets non agricoles. Elle a causé de profonds changements culturels : exode rural massif, déperdition du savoir traditionnel agricole. Elle a par ailleurs été accusée de contribuer à réduire la biodiversité et de mettre les agriculteurs sous dépendance de l'industrie agro-pharmaceutique."
source: wikipedia

"Partant du constat que près de trois-quarts des terres africaines sont cultivées sans engrais, ni semences améliorées, Kofi Annan dans sa «révolution verte» table sur un usage accru des semences, des fertilisants, des engrais et des techniques d’irrigation plus performantes."
http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67073.asp / par Myriam Berber
Article publié le 04/06/2008 Dernière mise à jour le 04/06/2008 à 23:21 TU


L’idée, c’est : les variétés améliorées permettrent de produire plus et donc de gagner plus. Mais, comme le signalaient en 2004 plus de 600 ONG dans une lettre ouverte au directeur général de la FAO : «Si nous avons tiré une quelconque leçon des erreurs de la Révolution Verte, c’est bien que les «progrès» technologiques de la génétique semencière prônés par les intervenants extérieurs vont de pair avec la polarisation socio-économique croissante, l’appauvrissement rural et urbain et l’aggravation de l’insécurité alimentaire.
L’échec cuisant de la « Révolution Verte » résulte justement du fait qu’elle s’est bornée à la biotechnologie et a refusé de tenir compte de facteurs sociaux et structurels bien plus importants dans les causes de la famine».

http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/12/04/Gates-et-Rockefeller-sembarquent-pour-lAfrique


(2-1) UNE INDUSTRIE CHIMIQUE
On a assisté au cours des dix dernières années à un nombre impressionnant de regroupements dans le domaine des «sciences de la vie». Les parts de marché des produits bio-industriels relatifs à l’agriculture, à l’alimentation et à la santé ont été fortement concentrées entre les mains de très grosses entreprises internationales. Par exemple:

  • les dix plus grandes sociétés agrochimiques du monde détiennent 91% du marché mondial de l’agrochimie (31 milliards de dollars)

  • les dix plus grandes sociétés mondiales de semences contrôlent, selon les estimations, de un quart à un tiers du marché des semences commerciales (30 milliards de dollars)

  • les cinq premières entreprises de semences potagères contrôlent 75% du marché mondial dans ce domaine

Dans le cadre de leurs activités dans le domaine des sciences de la vie, de nombreuses sociétés utilisent des technologies complémentaires pour jouer un rôle important dans toutes ces catégories.62 Les frontières traditionnelles entre les produits pharmaceutiques, la biotechnologie, l’agro-industrie, l’alimentation, les produits chimiques, les cosmétiques et l’énergie deviennent flous et s’estompent.
http://www.idrc.ca/fr/ev-41412-201-1-DO_TOPIC.html


"La France est le deuxième consommateur mondial de pesticides. Ce sont les mêmes qui fabriquent les médicaments pour les plantes malades et les remèdes pour les malades qui les mangent. Ce sont eux qui ont obtenus que les têtes de mort n'apparaissent pas sur les produits dangereux. Ce sont encore eux qui entretiennent le brouillard sur les additifs cachés derrière des E suivis de chiffres ou les arômes de synthèses mentionnés "arômes naturels".
Claude Bourguignon, agronome, microbiologiste
http://www.lams-21.com/actu.php


L’utilisation d’intrants agricoles chimiques n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années, mais la productivité du secteur céréalier est en constant recul.
Rapport de la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire
de la FAO/ 2007-06-30


(2-2) "SCIENCES DE LA VIE" OU "INDUSTRIE DE LA BIOLOGIE"?
interview de Jean-Pierre BERLAN, ex-Directeur de recherche de l'INRA (au placard)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/JEAN-PIERRE%2BBERLAN/video/x204jp_interview-de-jeanpierre-berlan_politics



(2-3) L'INDUSTRIE CHIMIQUE EN BONNE SANTÉ
07/01/08 /
Monsanto et Syngenta atteignent des niveaux records en Bourse


Fin de semaine dernière, les titres du géant américain Monsanto et du suisse Syngenta ont battu des records historiques en Bourse. Ces groupes bénéficient immédiatement de l'envolée du prix des produits agricoles et du succès des OGM en Amérique du Sud. C'est notamment grâce notamment à l'Amérique du Sud, où les ventes de maïs ont doublé, que le bénéfice de Monsanto a triplé en un an, et que son chiffre d'affaire dépasse toutes les prévisions avec une hausse de 37%.

Ainsi, l'action de Monsanto à triplé en dix-huit mois et celle de Syngenta a pris près de 40% sur la même période. et, en dépit de ce prix élevé, les analystes de Goldman Sachs et de Citygroup recommandent toujours l'achat de titres Monsanto. Certains d'entre-eux prévoient une croissance de 11% par an sur les trois prochaines années et voient en Monsanto le leader d'une activité extrêmement florissante.
http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/7259/article.html


"Dans ce contexte, la santé florissante de Monsanto et de ses concurrents semble faire fi du bras de fer commercial livré à l'Europe, dont les champs sont très peu ouverts aux graines modifiées et où le débat scientifique et politique sur le danger ou non des Ogm est vif. Le mois dernier, la France a interdit temporairement le maïs de Monsanto Mon810, qui était le seul cultivé sur le territoire hexagonal. Mais, forts de leur succès économique, "ils ont le sentiment que l'opposition finira par être sapée, parce que l'Europe devra se tourner vers des grands pays exportateurs qui cultivent des Ogm", considère M. Benbrook.
source: AFP
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/fichedetail.asp?id=46661


(2-4) DES SOLS EMPOISONNÉS
Interview de Claude Bourguignon, agronome, ancien de l'INRA, tiré du film Alerte à Babylone de Jean Druon

."Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous "gérons de la pathologie végétale", c'est à dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir tellement elles sont malades."

http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113



"Sur trente centimètres d’épaisseur, le sol héberge 8O% de la biomasse vivante du globe. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Cela ne se voit pas. C’est un monde microbien que l’on a d’autant plus négligé qu’il ne coûte rien...Un énorme tabou pèse sur le microbe. Il est extrêmement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne.

Les microbes sont fondamentaux pour la vie. Sans ces intermédiaires, les plantes ne peuvent pas se nourrir. L’industrie de l’homme, dans son fonctionnement, ne fait que copier le microbe. Le problème, c’est l’énergie phénoménale que cela coûte. Les bactéries des sols fixent l’azote de l’air pour faire des nitrates. Gratuitement! L’homme, lui, utilise 10 tonnes de pétrole pour fixer une tonne d’azote. Qu’il vend. Cher. En oubliant de dire que les molécules chimiques ne fabriquent pas un sol. C’est le paysan qui la fabrique de ses mains, ce sol. Alors évidemment, l’industrie a eu intérêt à remplacer le modèle traditionnel de l’agriculture française..."
Claude Bourguignon,, lors d’une rencontre-entretien réenrichie en 1994.
http://www.la-cen.org/spip.php?article352

 



publié dans : LES TOURS DE BABEL
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 25 juin 2008

(2-5) PENDANT CE TEMPS LÀ EN NORVÈGE...
"Le 26 février 2008 [a eu] lieu l’inauguration de «L’Arche de Noé végétale» dans un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard, dans le Spitzberg, en Norvège. Ce projet destiné à rassembler toutes les semences du monde dans une chambre forte est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le «Global Crop Diversity Trust» et la «Nordic Gene Bank».

Le «Trust» — financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Milinda Gates, la Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la Fondation Syngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l’industrie des semences – financera les opérations de « l’Arche ».
Le Réseau Semences Paysannes
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=729



"Alors qu’elles se lancent dans un tel projet de « conservation » des semences, les institutions et les entreprises industrielles multinationales qui financent ce projet mettent tout en place pour anéantir les ressources génétiques mondiales:

Elles imposent partout sur la planète des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme.
Après avoir pris gratuitement dans les champs les semences sélectionnées par les paysans, l’industrie semencière y a imprimé ses empreintes génétiques destinées à marquer sa «propriété intellectuelle» protégée par des Certificats d’Obtentions Végétales ou des brevets.
De plus, au nom du «libre marché», les lois interdisent peu à peu aux paysans d’échanger leurs propres semences. Elles les obligent ainsi à acheter celles de l’industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente. Dans de nombreux pays, les paysans n’ont même plus le droit de ressemer leur récolte."

http://www.semencespaysannes.org/arche_noe_vegetale_qui_aura_clef_porte_115-actu_38.php
Spitzberg, le 25 février 2008


"La réglementation, telle qu’elle s’applique en France, interdit aux paysans d’échanger, de donner ou de diffuser leurs propres semences et plants. Un agriculteur (un pépiniériste ou un semencier) ne peut diffuser ou échanger des semences ou des plants que si la variété est inscrite sur le « catalogue officiel ». Or, cette inscription, outre un coût élevé inaccessible pour un paysan, exige de la part des variétés concernées une uniformité et des caractéristiques techniques qui ne sont pas adaptées à la diversité des terroirs ni aux modes de production écologiques. Ces contraintes s’opposent à l’indispensable préservation de la biodiversité."
http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=3569


(2-6) LES SEMENCES TRADITIONNELLES INTERDITES
L’Association Kokopelli
a été lourdement condamnée par la Justice pour concurrence déloyale et vente illégale de semences.

"L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !"
www.kokopelli.asso.fr

 



(2-7) POUR RÉSUMER QUELQUES LIENS DE CAUSE À EFFET:
Le libéralisme/ libre-échange engendre la monoclture: les pays doivent se spécialiser
dans la culture qu'elle produit à moindre coup par rapport au reste de la planète.


_
monoculture = disparition des cultures vivrières, traditionnelles, de la bio-diversité local
_
monoculture =